Deux bons points pour l'Aviron qui reste coleader

Une pelouse difficile, 90 minutes stériles. Pas de grandes envolées donc mais un match intéressant tout de même. Chacun aura eu sa mi-temps. Les Albigeois la première, Bayonne après la pause. Pour un résultat identique, peu d'occasions en fin de compte, les deux gardiens passant une soirée relativement tranquille. Aucun arrêt digne de ce nom pour Rascle, mais une paire de situations chaudes devant son but (frappe de El Hajjam contrée par Feucht, tête de Sautier seul face au but non cadrée, les deux fois en première période) à peine un peu plus pour Bouet, lequel devait se montrer vigilant sur deux centres tendus de Arca (11e) ou Dolcini (18e) ou une frappe de Rouag (89e). « On a fourni une première mi-temps d'excellente qualité, soulignait Patrick Gougginsperg l'entraîneur albigeois. Ce fut moins convaincant en seconde. » Des propos corroborés par son homologue bayonnais Alain Pochat : « On peut avoir quelques regrets ce soir, notamment au vu de la seconde période où on a eu davantage la maîtrise du jeu, mais sans se créer d'occasions toutefois. » Au final, Bayonne voit revenir Rodez (vainqueur de Toulouse) et le Stade Bordelais (victorieux à SaintGeorges les Ancizes), tandis qu'Albi décroche légèrement.
Tableau de marche OK. On entendit bien sûr quelques cris de joie dans les vestiaires bayonnais à l'issue de la rencontre, preuve s'il en est que l'on craignait le déplacement dans le Tarn chez des bleu et blanc tout de vert vêtus pour la circonstance. D'ailleurs Alain Pochat avait bâti une équipe pour la circonstance, avec le seul Sautier en pointe, une ligne de quatre derrière lui et Bidegain en essuie-glace devant la défense. Mais surtout, les Bayonnais ont confirmé à l'extérieur le probant succès de la dernière journée obtenu face aux Girondins de Bordeaux. À une semaine d'un solide match de Coupe de France où ils recevront le FC Pau et à deux d'un derby basque qui s'annonce bouillant, les partenaires de Michel Bidegain ont fait montre d'une belle solidarité. « On a certes parfois manqué de lucidité, analysait encore Alain Pochat. Mais le terrain était très difficile ce soir. Cela a un peu compliqué le jeu, même si c'est valable pour les deux équipes. » Le coach basque avait tout de même le sourire : « On suit notre tableau de marche au-delà de nos espérances. On s'accroche à notre première place alors qu'on n'en espérait pas autant. La régularité va payer. » Une manière comme une autre de prévenir la concurrence. Bayonne est bien là et n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin.
Sud-Ouest (Lundi 30 Octobre)
Dos à dos
Pour la première fois de la saison, les Basques arboraient leur nouvelle tenue à l’extérieur. C’est donc tout de vert vêtu que les Bayonnais entrent sur la pelouse du Stadium Municipal d’Albi habituellement réservé aux rugbymen. Alain Pochat avait choisi la prudence en cette première période en choisissant un schéma de jeu inédit : un 4-1-4-1 avec pas moins de 3 milieux à vocation défensive. Les consignes étaient claires à savoir ne pas se jeter dans la gueule du loup pour ne pas tomber dans le piège albigeois qui a tendance à endormir l’adversaire pour mieux le contrer. L’entame de match est nettement à l’avantage des locaux qui dominent le milieu de terrain et qui se montrent les plus dangereux grâce à leurs attaquants rapides et techniques qui font passer des sueurs froides à leurs vis-à-vis. Heureusement, les offensives albigeoises n’iront jamais au bout faute de mauvais choix ou de maladresse devant le but. La pression reste présente devant le but bayonnais. Les défenseurs basques ont du mal à contenir les enchaînements tarnais et commettent quelques fautes pour enrayer leurs attaques. Les coup francs et corners se succèdent mais l’excellent portier bayonnais JC Bouet est vigilent et parvient à écarter le danger.
Les Bayonnais n’arrivent pas conserver et à bonifier les ballons de récupération. Ils le perdent aussitôt et l’absence d’un meneur de jeu se fait ressentir dans l’entrejeu. Les hommes d’Alain Pochat créeront le danger à 3 reprises durant cette première période, d’abord sur un corner bien travaillé puis sur une frappe contrée de Laurent Sautier qui n’a pratiquement pas eu de ballons à exploiter. L’occasion bayonnaise la plus franche interviendra à 1 minute de la pause sur un centre parfait de Lestage côté droit, malheureusement, VDB seul au second poteau, dévisse complètement sa tête. Le hold-up aurait été parfait. 0-0 à la pause. La seconde mi-temps sera d’un tout autre acabit. L’entrée de Jérôme Lalanne à la place de VDB dès le retour des vestiaires fera énormément de bien au collectif bayonnais qui sort la tête de l’eau et qui prendra progressivement l’ascendant sur les Albigeois. Les Bayonnais prennent enfin le jeu à leur compte avec Jérôme Lalanne à la baguette pour orienter le jeu. Les Basques combinent à merveille sur le flanc droit de l’attaque bayonnaise par l’intermédiaire de Jérôme Lestage malheureusement, ses centres resteront approximatifs et trouveront rarement des Bayonnais dans la surface.
Quant aux Albigeois, ils subissent davantage le jeu, leurs attaquants sont beaucoup moins en vue mais restent tout de même très dangereux en contres. A la 67ème, Barsacq remplace Sautier poste pour poste et à ¼ d’heure de la fin, Pochat fait entrer un second attaquant avec David Lancien. La différence entre ces deux équipes si elle a lieu, va se jouer sur un détail. Les deux équipes se répondent tour à tour mais il semble que les Albigeois ont laissé passer leur chance en première mi-temps d’autant plus que les Bayonnais terminent mieux le match. Les buteurs resteront muets jusqu’au coup de sifflet final. Les Bayonnais ont peut-être manqué de conviction devant le but en deuxième mi-temps pour forcer le destin mais ce résultat nul à Albi est un bon résultat qu’il faudra confirmer dans 15 jours contre Anglet.




Cap sur le Tarn

Après un 5ème tour de Coupe de France passé sans trop d’encombres, les Bayonnais retrouvent le quotidien du championnat et doivent se replonger immédiatement dans la préparation du match très important qui les attend dans le Tarn contre l’US Albi qui reste une équipe très difficile à jouer et qui reste invaincue depuis le 19 août. Cette même équipe d’Albi qui avait éliminé sur son terrain les Basques alors en National, lors du 8ème tour de Coupe de France il y a 2 ans. Après l’affiche de gala entre le leader bordelais et son dauphin bayonnais lors de la 10ème journée, voici de nouveau un choc entre les 2 meilleures formations amateurs respectivement classées 2ème et 3ème.
Grâce au brillant succès acquis contre la réserve des Girondins, l’Aviron mène de nouveau le bal des équipes amateurs mais possède une légère marge de manœuvre. 2 points d’avance seulement sur le quatuor des poursuivants à l’affût du moindre faux-pas basque. Après 2 mois de compétition, on y voit un peu plus clair sur les forces en présence. Les Genêts sauvés in extremis de la relégation l’an passé sont la révélation de ce début de saison ainsi que le promu Stade Bordelais qui a laissé une bonne impression partout où ils s’est produit ; Rodez revient fort après quelques balbutiements à l’ouverture du championnat, Albi toujours présent aux avants postes confirme son statut d’outsider. En revanche, Orléans qui a annoncé son ambition de montée cette saison piétine un peu et n’a pas encore réussi à trouver son rythme de croisière.
L’infirmerie se vide petit à petit et Alain Pochat peut désormais compter sur un groupe plus étoffé pour affronter la série de matchs importants qui continue. Défaits à Rodez lors de leur dernier déplacement, les hommes d’Alain Pochat ont un nouveau rendez-vous à ne pas manquer cette fois-ci. A n’en pas douter, les « Ciel et Blanc » frapperaient un grand coup en allant s’imposer dans le Tarn contre un concurrent direct.
Allez l’Aviron !
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Ce fut un match à sens unique. Une seule fois les quelque 400 spectateurs présents ont pu vibrer sur l'unique incursion de leurs protégés dans la surface de réparation adverse. Grégory Degroote était alors tout près de réussir son une-deux avec Philippe Khalfaoui (19e). Si ce n'est une frappe de loin (8e), c'en était tout des occasions pour les pensionnaires de Première division District. Jean-Christophe Bouet, le portier basque, n'a pas été inquiété une seule fois.De l'autre côté du terrain ce fut un festival. De loupés, de timidité dans le dernier geste voire même de gentillesses. En matière de réalisme offensif l'Aviron a ramé. Les premières minutes donnent le ton. Maxime Cazenave, en balade dans la surface (4e) puis Laurent Sautier d'une demi-volée surpuissante (6e) échouent tour à tour sur Sylvain Brunet. Ni le lob de Cazenave, pourtant seul face au gardien (12e), ni la tentative des 25 mètres de Sautier dans un but vide (39e), ne connaissent meilleur sort. Si l'on ajoute les tirs trop croisés, ceux dans les nuages et quelques autres trop peu appuyés, Colayrac s'en sont plutôt bien à la pause avec un score vierge.
La délivrance. Au retour des vestiaires, Alain Pochat, le technicien basque, décide d'ajouter un attaquant. Coaching gagnant. Deux minutes après être entré en jeu, Arnaud Barsacq, au second poteau, profite d'une talonnade de Sautier pour ouvrir le score (1-0, 47e). Enfin? Ce qui n'empêchera pas l'équipe de CFA de retomber dans ses travers. Sautier, notamment, se loupe à deux reprises. A quelques centimètres des cages adverses il manque le cadre (57e) puis idéalement lancé devant Brunet il croise trop sa frappe (58e). Quelques instants plus tard Barsacq l'imite et voit sa tête passer au-dessus (65e).
Acculés devant leur but, les Colayracais vont sombrer.
Acculés devant leur but les Colayracais vont finalement sombrer. Sur un excellent centre de Benjamin Van den Bruwaene, Xavier Ipharrraguere trouve le chemin des filets (71e) avant que Barsacq coupe au premier poteau et inscrive un doublé d'un extérieur du pied en pleine lucarne (77e).Plus rien ne sera marqué dans cette rencontre terminée à dix de part et d'autre (Adil Fouiteh et Sautier blessés). Le dernier représentant lot-et-garonnais dans cette Coupe de France n'a pas accompli l'exploit. « Nous n'en avons pas pris 7 et avons tenu plus de 45 minutes. Ce n'est pas si mal » confiait le coach lot-et-garonnais Jean-Jacques Masson. Pour les Basques, l'aventure continue.
Sud-Ouest (Lundi 23 Octobre 2006)
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