Dans l’arène de Didier Deschamps


Lors de la 13ème journée, les 18 ans Bayonnais se sont malheureusement inclinés sur la plus petite des marges face aux Girondins de Bordeaux à l’issue d’une rencontre de belle facture. Ils peuvent nourrir des regrets car ils ont proposé une belle opposition aux Girondins qui n’ont pas vraiment justifié leur rang de leader compte tenu de leur médiocre prestation. La partie était dans l’ensemble équilibrée mais les Basques ont cédé en deuxième période sur la seule véritable occasion girondine qui aura suffi pour sceller le sort de la rencontre. Les Girondins se sont contentés de gérer leur maigre avantage et s’impose sans briller. Le match nul aurait été mérité pour les « Ciel et Blanc » mais le moindre espace se paie cash à ce niveau-là face à des formations aussi solides et expérimentées.


Bayonne sur la voie royale
L’Aviron est sorti vainqueur de ce match piège grâce au but d’El Hajjam dans la prolongation. Bayonne n’est plus qu?à un tour des trente-deuxièmes de finale de la Coupe. Ce match, Blagnac l’a pris par le bon bout, en s’offrant une occasion d’entrée, bien décidé à saisir la chance si elle se présentait, face à des Bayonnais auxquels ils rendaient une division. Mais le sort devait choisir son camp au cours de prolongations qui tournaient à la confusion. Tout basculait sur un penalty (généreux) qui changeait complètement la face du match. El Hajjem le transformait pour mettre les Bayonnais sur le chemin du succès. Un succès tiré par les cheveux et contesté jusqu’au bout par des Blagnacais qui s’étaient créé les meilleures occasions jusque-là. Ainsi, il fallait un arrêt réflexe de Bouet sur une frappe de Delabarrière, suite à un ballon cafouillé dans la défense basque (8e). La fin de mi-temps était à l’avantage des Blagnacais qui mettaient le feu sur un centre de Campillo (23e), sur une belle action amorcée par Barrabourg et relayée par Prunier, la tête de Delabarrière était contrée (34e), la reprise de Meillon après une première tentative de Campillo ne trouvait pas le cadre détournée par une jambe bayonnaise (36e). Barrabourg n’était pas plus heureux sur un corner.
Le coup de la panne. Il contrôlait et voyait sa frappe renvoyée sur sa ligne par Laporte (37e). Les Blagnacais menaient aux points, ils auraient pu mener tout court dès la reprise. Marquet plaçait un coup franc dont il a le secret sur la transversale de Bouet qui paraissait battu (49e). Les visiteurs peinaient toujours à démontrer sur le terrain leur supériorité hiérarchique, en ne plaçant qu’un contre mal négocié par Lancien qui se heurtait à Etchegoinberry (51e). On notait ensuite une frappe dévissée de Louit (65e). On rentrait dans le dernier quart d’heure de la rencontre, quand l’éclairage lâchait. Après une interruption de plus de vingt minutes, la lumière revenait et la partie pouvait aller à son terme. Les Blagnacais souffraient en frôlant le pire sur un coup franc d’El Hajjam que Hellard sauvait sur sa ligne (83e). Ils se reprenaient pour sur un centre d’Etchegoinberry que Laporte détournait en corner (90e). La suite tournait court pour les Blagnacais qui réduits à dix, puis à neuf, pensaient être revenus dans le match sur un lobe de Barrabourg qui après un rebond tapait malheureusement la transversale (113e), il se voyait ensuite refuser un but pour une faute préalable (120e), puis un second pour une position de hors jeu (122e). On n’oublie pas non plus le coup franc indirect accordé aux Blagnacais dans la surface de Bayonnais qui terminaient eux aussi à dix et qui ne donnait rien (116e). Mais rien n’y faisait, les Basques se qualifiaient dans la douleur. Le tirage au sort du huitième tour aura lieu ce mercredi. Sud-Ouest (Lundi 27 Novembre)
Au bout du suspense

Blagnac - Bayonne : 0 - 1
But de El Hajjam (penalty)
Ce 7ème tour de Coupe de France avait tout d’un match piège pour les Bayonnais. Le déroulement de la rencontre allait nous donner raison. Compte tenu de leur rang et de leur bonne tenue en championnat, les Basques endossaient logiquement la tunique de favori qui convenait très bien aux Blagnacais en position d’outsider et qui voulaient créer la surprise comme ils ont réussi à le faire par le passé. L’infirmerie étant bien garnie côté bayonnais, l’équipe a été remaniée notamment au niveau de la défense où l’on enregistre les retours de Laporte et de Estrade dans l’axe pour palier aux forfaits de Degoul et de Lalanne. Les deux équipes s’observent en ce début de match mais les « Ciel et Blanc » ont plus de difficultés à rentrer dans le match. L’Aviron a du mal à s’approcher des buts adverses et les tirs cadrés sont très rares. Ils ne parviennent pas à mettre en place leur jeu et à prendre la mesure de ce tour de coupe. Si les débats sont dans l’ensemble équilibrés, les occasions les plus dangereuses sont à mettre à l’actif des locaux los des 45 premières minutes. Bouet sauvera son équipe à deux reprises sur de belles interventions. 0 - 0 à la pause. Avec un peu moins de réussite, les Bayonnais auraient pu rentrer aux vestiaires avec un handicap d’un but sans qu’il y ait contestation
La seconde période repart sur les mêmes bases que la première. Les Bayonnais sont timorés et n’arrivent pas à prendre l’ascendant sur les Blagnacais qui croient en leurs chances et qui jouent sans trop de complexes. Pochat apporte du sang neuf en faisant rentrer Sautier, Jérôme Lalanne mais le jeu bayonnais est de faible facture. Les occasions les plus nettes sont côté midi-pyrénéen mais le tableau d’affichage reste toujours vierge au bout de l’heure de jeu. L’issue de la rencontre est toujours aussi indécise et aucune équipe ne prend véritablement de risques pour forcer le destin. On se dit que la solution viendra peut-être d’un coup de pied arrêt qui débloquera la situation. Puis, coup de théâtre à 12 minutes de la fin du temps réglementaire. Une panne d’électricité plonge le stade dans le noir complet. Les 2 équipes regagnent les vestiaires. A ce moment-là, les Blagnacais ont 45 minutes pour régler le problème d’éclairage sous peine de rejouer le match à Bayonne. Un électricien appelé d’urgence vient résoudre le problème et 1/4 h plus tard, le jeu reprend et la décision reste à faire. Le suspense est à son comble, tout le monde retient son souffle, la crispation commence gagner les supporters des deux camps d’autant plus que l’Aviron n’apparaît pas sous son meilleur visage. Finalement, les 22 acteurs sont contraints de disputer les prolongations. L’arbitre accorde un penalty à la 109ème minute que transformera Younes El Hajjam. 0-1 à 10 minutes de la fin. Dans la foulée, un joueur Blagnacais se fait expulser. Les 10 dernières minutes vont être une succession de rebondissements les plus fous comme on en voit très rarement en football. Bizarrement, ce sont les locaux en infériorité numérique qui vont faire trembler les Bayonnais alors que ces derniers venaient de faire le plus dur. D’ailleurs, ils sont à deux doigts d’égaliser puisque l’attaquant lobe Bouet mais le ballon rebondit sur la transversale et ce n’est pas fini. Quelques instants après, l’arbitre refuse un but de Blagnac et signale une faute commise sur Fauconnier. L’attaquant bayonnais Comets reçoit un 2ème carton et se fait expulser. Les 2 équipes jouent à 10. Le match devient complètement fou. L’arbitre accorde un coup franc indirect pour Blagnac à 6 mètres du but bayonnais où les 10 bayonnais tentent de faire un mur. Bouet se jette et Pitcho dégage comme il peut !!!! Quelques minutes plus tard, les Blagnacais se voient refuser un second but, l’arbitre de touche cette fois-ci signalant un hors-jeu. Un deuxième joueur de Blagnac se fait expulser, ils termineront à 9. Un scénario incroyable. L’Aviron l’emporte à l’arraché sur le score de 1 à 0. L’essentiel est la qualification mais que ce fut dur et crispant. En route pour le 8ème tour…
L’aventure continue …














