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Aviron Bayonnais Football Club

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 11:21

Le président de l'Aviron Bayonnais confie sa satisfaction après la remontée de son équipe première en National, couronnant une belle saison à tous les étages. Il évoque aussi l'avenir.

Quelle est votre impression au lendemain de l'accession de l'Aviron en National ?

Manu Mérin. Ma première impression, c'est un ami qui me l'a soufflé hier soir (samedi) après le match. Il m'a dit, « ça y est, ta blessure est complètement refermée », et c'est un parfait résumé de mon état d'esprit. C'est une joie très différente.La première fois, c'était un peu l'euphorie et l'insouciance. Là, c'est une joie moins exubérante, mais plus beaucoup plus profonde.

Qu'avez-vous dit aux joueurs à l'issue de la rencontre ?

Je tire un premier coup de chapeau, parce que ça lui revient en grande partie, à Alain Pochat et à son staff. Ils ont repris le club dans des conditions difficiles, et on ne peut tirer que des éloges de leur travail. Alain Pochat a été fidèle à sa ligne de conduite, et c'est tout à son honneur.

A partir de quel moment avez-vous cru à la montée ?

Il n'y a pas très longtemps que j'y crois. Je savais ce que l'on était en train de faire au niveau des structures, notamment en signant un partenariat avec l'Athlétic Bilbao. Après quand j'ai vu sur le plan offensif des joueurs comme Heckly ou Elissalt se mettre dans le tempo, alors oui, on a commencé à y croire.

« Sur les 15 joueurs alignés au Mans, 10 sont formés au Pays Basque et au sud des Landes, c'est avec ça qu'on veut bâtir »

Cette montée, c'est la cerise sur le gâteau par rapport à l'ensemble des résultats du club, les 14 ans, les 16 ans, la B qui monte en CFA 2, et maintenant la locomotive qui retrouve le National. Tout le monde suit, c'est le travail de formation du club. Samedi, sur les 15 joueurs alignés au Mans, 10 sont formés au Pays Basque et au sud des Landes, c'est avec ça qu'on veut bâtir.
 

Justement, avez-vous préparé la montée sur le plan du budget ?

On y travaille, mais pas depuis très longtemps. Là, on va d'abord savourer, les dirigeants le méritent, les joueurs aussi, ça a été très dur.

« On est le deuxième club aquitain, avec quatre équipes en championnats nationaux (14, 16, CFA2, et National). »

On a passé un très bon moment tous ensemble à Tours samedi soir. On aura l'un des plus petits budgets du National, un budget à notre image. On va renforcer l'équipe en respectant tout ce qui a été fait jusque-là. Avec des joueurs qui s'intègrent à cet esprit. On va voir aller voir de l'autre côté de la frontière, et de ce côté-ci bien sûr.

Votre première expérience en National va sans doute vous aider à ne pas commettre les mêmes erreurs ?

Bien sûr, l'expérience va nous servir. On veut que l'équipe soit dans l'esprit qui est le nôtre. On n'y arrivera ou pas, mais ce sera en respectant notre esprit. On veut s'inspirer d'Arles et de ses valeurs. On regrette la descente du Pau FC. Après, l'argent est important, mais ne fait pas tout. J'espère que nos collectivités locales seront là pour nous aider. On le mérite, on est Bayonnais autant que les autres. On le prouve, sur la rive droite, on n'a pas de loges dans notre stade, mais des gens, souvent d'un milieu modeste qui nous soutiennent. J'espère que l'on pensera à eux.

Comment envisagez-vous le dernier match face aux Girondins samedi ?

Comme une fête. Je craignais ces dernières journées, et puis finalement, on assure la montée avant samedi. On est le deuxième club aquitain, avec quatre équipes en championnats nationaux (14, 16, CFA2, et National). Ce match-là sera dédié à la fête, et bien sûr, on veut le gagner. Mais c'est sûr qu'on a moins de pression. Petit clin d'oil, c'est un joueur formé à l'Aviron Bayonnais, Pantxi Sirieix qui a sauvé Toulouse samedi soir de la relégation en inscrivant le but de la victoire. Que pensez-vous de son parcours ? On a su hier soir (samedi) que Toulouse avait gagné, et Pantxi a marqué. J'ai toujours eu une relation étroite et personnelle avec lui. Je vais l'appeler pour le féliciter. C'est une joie pour moi, et une fierté pour l'Aviron Bayonnais.

Sud-Ouest (Lundi 19 Mai)

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