Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Aviron Bayonnais Football Club

FIN DU SITE ...

Rechercher

Archives

19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 22:47

   « Le club est abattu »
En refusant d'augmenter significativement sa subvention, la ville a plongé le club, qui accède au National, dans la tourmente.

La fête qui a entouré le retour de l'Aviron Bayonnais en National est bien terminée. Fin mai, quelques jours après l'officialisation de la remontée en National (troisième division à laquelle l'Aviron a goûté entre 2004 et 2006), Manu Mérin, président des Ciel et Blanc était allé frapper à la porte de Jean Grenet, le député-maire. De 380 000 euros en 2004, la subvention était revenue à 200 000 euros avec le retour des Bayonnais en CFA. Avec la nouvelle accession, Manu Mérin espérait une revalorisation de l'aide municipale. Michel Soroste, l'adjoint aux finances, et Thomas Jaussaud, son collègue des sports, ne lui ont pas promis plus de 230 000 euros. En suivant, Mérin a réuni son comité directeur. C'est en son nom qu'il exprime son désarroi. « On a le sentiment d'une non-reconnaissance du travail effectué depuis plusieurs années. On est devenu le deuxième club d'Aquitaine, derrière les Girondins, avec une équipe en National, une autre en CFA 2, des jeunes qui évoluent dans l'élite nationale. Un travail de formation, dans les quartiers, reconnu et envié. L'essentiel du club est abattu, la plupart des gens sont prêts à arrêter. J'ai essayé de tempérer tout ça. Mais quelle décision pendre maintenant ? »

« Appel à l'aide ». L'an passé, Bayonne naviguait avec un budget de 700 000 euros. D'autres équipes (Orléans, Montluçon) qui briguaient aussi la montée affichaient le double. La saison prochaine, Manu Mérin espérait raisonnablement dépasser le million d'euro (1 050 000 euros), « afin de faire face à des déplacements conséquents et des frais incompressibles. Là, c'est impossible ». Pour frapper un grand coup, le président bayonnais peut-il refuser l'accession au National ? « Ce serait aussi injuste. Sur le terrain les garçons ont mérité de monter ». Une chose est sûre, si la voilure est réduite, « il est hors de question de faire des coupes sombres en matière de formation ». Manu Mérin « qui accepte la décision municipale sans la juger » lance « un appel à l'aide » et a repris son bâton de pélerin. Dans son viseur, des entreprises locales, « Il y a de la place pour tout le monde à Bayonne, j'en suis convaincu. On ne mérite pas de nous laisser tomber. » Drôle de coïncidence, au même moment, l'Aviron Rugby Pro annonçait une augmentation de 25 % de son budget, appuyé par une subvention municipale qui dépasse cette année encore les 750 000 euros. « La décision de la ville la regarde, c'est tout. Je ne jalouse personne, je n'envie personne. Je veux juste que le football à Bayonne soit reconnu : on ne sert pas qu'à faire du social. Pour que la formation perdure, il faut une locomotive.»

Sud-Ouest (Mercredi 18 Juin)

Partager cet article

Repost0

commentaires