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Aviron Bayonnais Football Club

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 13:52

C’était il y a 10 ans jour pour jour. L’Equipe de France de Football allait devenir championne du monde pour la première fois de son histoire. A l’occasion de l’anniversaire du sacre mondial face au Brésil, les héros de 1998 seront de retour ce soir au Stade de France pour y affronter dès 21h00 une sélection mondiale. Parmi eux, le capitaine bayonnais Didier Deschamps et l’autre basque de l’équipe, Bixente Lizarazu, 2 joueurs emblématiques. Retour en images sur une journée en or …

DIAPORAMA SPECIAL 12 JUILLET 1998
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Sur les traces des champions

Dix années ont passé depuis le titre de champion du monde. Les vingt-deux bleus ont pris des chemins différents : certains se sont reconvertis dans le football, d'autres ont changé de voie.

 

Ils sont encore joueurs


Thierry Henry. Meilleur buteur de l'équipe de France (44 buts), « Titi » peine à s'imposer en Espagne, sous les couleurs du Barça qu'il a rejoint en juin 2007. Il n'a pas abordé l'Euro 2008, où il n'a marqué qu'un but, dans les meilleures conditions. À 30 ans, il reste malgré tout l'un des leaders des Bleus.


Lilian Thuram. À 36 ans, il est le joueur français le plus capé, avec 142 sélections. Un peu usé, le défenseur est passé à côté de son Euro 2008. Il n'a presque pas joué avec Barcelone, qu'il a rejoint il y a deux ans. « Tutu » a voulu se relancer en rejoignant le Paris SG, mais sa visite médicale a révélé une malformation cardiaque.


Patrick Vieira. Capitaine des Bleus depuis la retraite de Zinédine Zidane, le milieu de l'Inter Milan (31 ans) n'a pas été épargné par les blessures. Sa sélection pour l'Euro 2008 a fait couler beaucoup d'encre, d'autant qu'il n'a pas joué le moindre match.


David Trézeguet. Écarté de l'équipe de France par Raymond Domenech, avec qui il est en froid, le joueur de la Juventus de Turin (30 ans) a pourtant été le deuxième meilleur buteur du Calcio la saison dernière (20 buts). Cette semaine, Il a décidé de prendre sa retraite internationale.


Robert Pirès. En brouille avec Raymond Domenech, il n'a plus porté le maillot bleu depuis l'automne 2004. Âgé de 34 ans, Le milieu de terrain évolue depuis 2006 à Villareal (Esp), avec qui il vient de signer une prolongation de contrat d'un an, jusqu'en 2009.


Ils sont restés dans le monde du football


Didier Deschamps. Entraîneur sans club depuis 2007, après avoir fait remonter la Juve en Serie A, l'ancien capitaine tricolore, qui a aujourd'hui 39 ans, est consultant pour RMC et Canal +, en attendant de retrouver un banc de touche.


Laurent Blanc. À 42 ans, pour sa première saison en tant qu'entraîneur, il a marqué les esprits avec les Girondins de Bordeaux, en talonnant Lyon jusqu'à la dernière journée. Les Bordelais du « Président » Blanc joueront la Ligue des champions la saison prochaine.


Bernard Lama. Le Guyanais (45 ans) partage son temps entre Paris et le Sénégal, où il a fondé, avec Jimmy Adjovi-Boco (ex-Lensois) et Patrick Vieira, un centre de formation.


Lionel Charbonnier. Âgé de 41 ans, le troisième gardien des Bleus de 98 est le président de la Fédération tahitienne de football depuis 2007. Chargé de la formation des entraîneurs, il doit aussi mener des équipes nationales de jeunes dans l'objectif d'une qualification pour le Mondial 2010.


Youri Djorkaeff. Le « snake » (40 ans) a pris la présidence du club de son enfance : l'UGA Décines (banlieue lyonnaise), évoluant en DH. Entouré de son frère (vice-président) et de son père Jean (manager), la famille Djorkaeff vise la montée en CFA 2 d'ici cinq ans.


Marcel Desailly. Consultant sur Canal +, il est aussi recruteur au Milan AC, un de ses anciens clubs. Depuis 2007, il est chargé de repérer les talents africains. L'ex-défenseur des Bleus (39 ans) a été nommé ambassadeur contre le racisme par Bernard Laporte suite à l'affaire Ouaddou.


Bernard Diomède. Le jeune retraité (34 ans) a créé une Académie de football à Issy-les-Moulineaux, pour éduquer les jeunes de 13 à 16 ans. Les cours débuteront en septembre prochain.


Vincent Candela. Retraité depuis septembre dernier (34 ans), il est aussitôt devenu agent de joueurs, associé avec Stéphane Canard (son propre agent) et Dominique Casagrande (ancien gardien du PSG).


Ils sont consultants en radio et télévision


Bixente Lizarazu. Depuis la Coupe du monde 2006, il officie à Canal +. Impliqué dans la sauvegarde de l'environnement, le Basque (38 ans) a aussi créé une fondation baptisée « Liza », pour la sauvegarde du littoral.


Christophe Dugarry. Après avoir débuté sur M6, le Bordelais (36 ans) intervient aujourd'hui pour Canal +. En parallèle, il continue de gérer le restaurant bordelais, le « Nulle part ailleurs », qu'il possède avec son ami Zinédine Zidane.


Franck Leboeuf. Il avait déjà commenté la Coupe du monde 2006 pour M6, ce qui lui avait valu un micro de plomb de la part des « Cahiers du football ». Un prix qui ne l'a pas empêché de retrouver le micro auprès de Thierry Roland pour l'Euro 2008. Il a aujourd'hui 40 ans.


Ils ont décidé de changer de vie


Fabien Barthez. Après avoir raccroché les gants, le « divin chauve » s'est pris, à 36 ans, pour une autre passion : la course automobile. Pour sa première, à Nogaro en mars dernier (Porsche Carrera Cup), il a terminé dans le bac à gravier. Depuis, il ne cesse d'apprendre.


Zinédine Zidane. Le héros de la finale de 98 retouche le ballon au profit d'?uvres caritatives et fait le tour de la planète en tant qu'ambassadeur de l'Unicef. Mais à 35 ans, « Zizou » profite aussi de son image à travers de nombreux contrats publicitaires.


Emmanuel Petit. Il a coupé les ponts avec le milieu du football et ne participera pas au match de commémoration le 12 juillet. Le milieu de terrain (37 ans) s'est transformé en défenseur de l'environnement auprès de la Fondation Nicolas Hulot.


Christian Karembeu. Âgé de 37 ans, il est ambassadeur de la Fifa en Océanie et a fêté son jubilé à Nouméa le 31 mai dernier. Après une expérience peu concluante comme consultant sur France Télévisions, il envisage de devenir entraîneur.


Alain Boghossian. Il vit sa reconversion sur les « greens ». La Fédération française de golf l'a nommé entraîneur de l'équipe nationale des moins de 18 ans. À 37 ans, son objectif est de devenir golfeur professionnel.


Stéphane Guivarc'h. Vendeur de piscines en Bretagne, l'ancien attaquant n'a pas abandonné sa passion pour le football. Âgé de 37 ans, il entraîne le club de ses débuts : l'US Trégunc (PH).

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Un « Président » à vie

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Aujourd'hui entraîneur des Girondins de Bordeaux, il a marqué de son empreinte une équipe dont il était l'un des patrons avec Fabien Barthez, Didier Deschamps et Zinédine Zidane.


Patrimoine national. Tout autre que Laurent Blanc remâcherait aujourd'hui cette grande désillusion. Pas lui. En tout cas, il met un point d'honneur à le cacher. Parce que, dans la mémoire collective de cette France « black-blanc-beur » dont on nous rebattait les oreilles, son image, plus lisse que le « mouchodrome » de son remplaçant (Franck Leboeuf), est devenue indissociable d'un triomphe collectif façonné par Aîmé Jacquet à partir de 1994.Tout était alors permis à cette équipe de France, y compris à Laurent Blanc de se prévaloir du titre de « Président » à même la garden-party organisée deux jours plus tard dans les jardins de l'Élysée par Jacques Chirac. Le 12 juillet 1998 est désormais inscrit au patrimoine national. Il occupe à jamais une place à part dans la mémoire de Laurent Blanc.


Ce jour est-il gravé dans votre mémoire ?

Laurent Blanc. Si j'en crois ce que j'entends, ce que je lis et ce que je vois autour de moi, je ne suis pas seul à faire du 12 juillet 1998 un jour pas comme les autres. Pour la première fois, la France organisait la Coupe du monde, et pour la première fois, elle la remportait. Nous, joueurs, étions sur un nuage, mais nous n'étions pas seuls à bord. Tout un peuple était vainqueur ce jour-là.


Pour vous, cette victoire a commencé quand ?

Quand Aimé Jacquet a pris en charge l'équipe de France après son élimination de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Déjà, à l'Euro 96, on avait senti comme un frémissement. On n'était pas passés loin de la finale, mais un groupe avait pris corps. On sentait confusément que 1998 serait la bonne année. Comme la France était directement qualifiée en tant que pays organisateur, tout s'est joué dans la préparation et non pas sur des matches éliminatoires. On se connaissait bien entre joueurs, mais le stage au Maroc a été décisif. Derrière Aîmé Jacquet, c'était un pour tous et tous pour un.


Qui avait décrété l'union sacrée ?

Les tauliers de 1996 : Didier Deschamps, Bernard Lama, Manu Petit et? moi. Nous étions là depuis quelque temps déjà, et nous avions des règles tacites auxquelles ont facilement souscrit des garçons comme Henry, Trézéguet, Vieira. Dans un groupe, c'est toujours aux plus jeunes qu'il appartient de s'adapter.


Est-ce la qualité du groupe qui a forgé les résultats, ou l'inverse ?

L'un ne va jamais sans l'autre. Mais curieusement, en 1998, nos matches de préparation, en Islande ou même au Maroc, avaient fait naître le doute dans l'environnement. Nous, on était bien ensemble mais ces matches-là suscitaient pas mal de controverse. C'est là qu'Aimé Jacquet s'est montré solide en gardant le cap qu'il avait fixé. Il n'a jamais dévié en dépit du scepticisme populaire et médiatique.  On faisait bloc avec lui. On savait.


Que vous deviendriez champions du monde ?

Je tiens le match du 12 juin, un mois plus tôt et jour pour jour donc, comme la référence de ce qui allait suivre. Ce jour-là, le premier match de l'épreuve proprement dite, on a battu (3-0) l'Afrique du Sud. On était confortés dans nos certitudes, Aimé Jacquet a pu faire tourner son effectif. On avait des raisons d'y croire.


Sauf qu'après l'Arabie Saoudite et le Danemark, il a fallu un but de Laurent Blanc dans les prolongations pour espérer aller plus loin ?


Ce match contre le Paraguay a été difficile, c'est vrai. La faute en incombait d'abord à la qualité de l'adversaire mais, surtout, et ça restera une leçon pour moi, on avait eu le tort de privilégier la récupération alors qu'il aurait fallu continuer à penser compétition. Je crois pouvoir dire aujourd'hui que ce match nous a donné la clef pour prendre l'Italie (quart de finale) et la Croatie (demi-finale) avec la rigueur qui s'imposait.


À propos de rigueur, c'est justement contre la Croatie que vous avez pris le carton rouge qui vous privait de la finale contre le Brésil ?

Oui, et alors ? Mon malheur a fait le bonheur de Franck Leboeuf et je n'ai cessé de vous dire que nous formions un groupe. J'ai vécu la finale sur le banc comme si j'avais été sur le terrain. Depuis le 12 juillet 1998, il n'est pas un joueur de l'effectif choisi par Aimé Jacquet qui n'ait pas emporté avec lui un morceau de la victoire.


Celle qui vous a consacré « Président » ?

L'expression revient à Christophe Dugarry quand nous jouions à l'OM. Elle ne me déplaît pas. C'est quand même mieux que Bouboule, non ? De même, je m'amuse qu'on retienne encore le bisou que je faisais sur le crâne de Fabien Barthez.

 

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commentaires

gargantua 12/07/2008 14:25

En regardant bien, un grand coup de Pot pour ce titre. L'équipe de 1982 était largement superieur à celle-là.