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Aviron Bayonnais Football Club

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 13:57

Les frères Choplin, adversaires d'un soir ...
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L'un stabilise la défense centrale du Rodez Aveyron Football, l'autre anime l'entre-jeu de l'Aviron Bayonnais. Les deux, formés au Mans UC 72, sont frères et portent le nom de Choplin. Clin d'oeil de la 12ème journée, ils seront ce soir (20h00), sur la pelouse du stade Didier Deschamps de Bayonne, adversaires, le temps d'une rencontre. Très liés, le Ruthénois Jérémy (23 ans, à gauche) et le basque d'adoption Romain (21 ans, à droite) ont évoqué ces retrouvailles attendues.

Comme beaucoup de joueurs foulant les pelouses du championnat National, Jérémy et Romain Choplin, originaires du Mans où résident leurs parents, ont tous deux tutoyé le monde professionnel même si Jérémy, l'aîné (23 ans), est le seul à y avoir vraiment goûté. Capitaine de l'équipe des -18 ans du Mans victorieuse de la Coupe Gambardella-CA en mai 2004 au Stade de France face à Nîmes (2-0), il réalise 1 an plus tard son rêve de gosse en apposant sa signature sur un premier contrat professionnel de trois ans avec le club sarthois. Malheureusement, l'aventure parmi l'élite n'est que de courte durée et se résume finalement à un bilan de deux apparitions en L1 à l'entame de la saison 2005-2006 contre Rennes et Toulouse. "Il y avait vraiment à mon poste de milieu défensif une grosse concurrence avec des joueurs comme Frédéric Thomas et Yoann Hautcoeur. Lors de ma première saison, j’ai été prêté en janvier à l'Aviron Bayonnais en National pour acquérir du temps de jeu, puis la saison suivante à l’Entente SSG pour continuer à m'aguerrir. A mon retour en juillet 2007, Frédéric Hantz avait été remplacé par un nouvel entraîneur Rudi Garcia. Mon horizon était bouché et j’ai préféré résilier ma dernière année de contrat pour signer à Beauvais en National avant de rejoindre cette saison les rangs de Rodez", se rappelle l'ancien partenaire de Mathieu Coutadeur et Mamadou Samassa.
Après cinq années passées sur les bords de l'Erdre à la Jonelière, le centre de formation du FC Nantes, Romain emboîte le pas de son frère en rejoignant à 17 ans le MUC 72 avec le même espoir de découvrir un jour la L1. Malgré une technique individuelle supérieure à la moyenne, son gabarit léger (1m75 - 65 kg) et quelques accrochages avec ses entraîneurs ne permettent pas au jeune homme de transformer le rêve en réalité. "Après cinq années passées au FC Nantes, je voulais retrouver ma famille qui habite le Mans. J’étais toujours en contact avec mon frère qui venait à l’époque de signer professionnel au MUC 72. Les responsables du centre de formation manceau avaient déjà un œil sur moi. Je me suis mis d’accord avec eux et j’ai signé là-bas un contrat Elite. Mais après deux saisons un peu chaotiques en 18 ans nationaux et en CFA, je n’ai pas eu la proposition de contrat professionnel attendue. C’était une grosse déception personnelle car j’y croyais", précise le cadet.

Modèle pour son jeune frère, Jérémy, qui suit avec attention son parcours, lui conseille pour se relancer, de rejoindre la saison dernière l'Aviron Bayonnais en CFA. "Il connaissait bien le club car il y avait évolué une demi-saison en prêt en 2006. Il m’a recommandé aux dirigeants basques qui m’ont intégré au groupe de CFA après un essai concluant. J’ai mis quelques semaines à m’acclimater car je manquais de compétition et c’était aussi un changement important pour moi. Mais j’ai ensuite rapidement enchaîné les bonnes performances tout comme l’équipe qui au final a obtenu la montée en National", explique le milieu de terrain bayonnais. "Je lui ai conseillé de rejoindre l’Aviron Bayonnais car j’y avais passé de très bons moments malgré une descente malheureuse en CFA. Je m’y suis fait beaucoup d’amis et j’y retourne d'ailleurs très souvent. A l’époque, Romain avait plusieurs propositions, mais je pensais que le club basque était l’environnement idéal pour qu’il puisse montrer l'étendue de ses qualités en ayant du temps de jeu", confirme le Ruthénois.

Si Jérémy entame sous les couleurs de Rodez sa troisième saison en National, Romain lui le découvre, depuis juillet. Avec dix matches joués et deux buts marqués, son adaptation aux exigences de ce championnat physique et difficile a d'ailleurs été rapide. Une célérité qui ne surprend pas son aîné. "Il est meilleur techniquement que moi. Dans la région sarthoise, il avait déjà une certaine notoriété chez les jeunes. On fondait de gros espoirs sur lui. Mais malheureusement il n’a pas pu percer. Il a retrouvé à Bayonne un club et une équipe où il se sent bien. D’après les échos que j’ai eus, il effectue une bonne entame de championnat. Il a gagné en maturité et je ne m’en fais pas pour lui, il réussira à aller plus haut."

Une ambition que n'a d'ailleurs pas perdue Jérémy, qui après déjà deux bonnes saisons sous les couleurs de l'Entente SSG et de Beauvais confirme tout son potentiel au sein de la défense ruthénoise dont il est devenu un titulaire indiscutable et aussi un buteur émérite (3 buts en dix matches). "Lorsqu’on y a goûté, il est vrai que retrouver le monde professionnel le plus rapidement possible est une ambition. Cela passera déjà par une grosse saison avec Rodez", affirme-t-il avec lucidité.

Très proches, les deux frères suivent avec attention leurs résultats et leurs performances. Ils n'avaient d'ailleurs pas manqué, dès la sortie du calendrier du championnat, de cocher sur leur agenda ce futur rendez-vous. "On s'est déjà retrouvé face à face à l'intersaison à l'occasion d'un match de préparation à Bayonne. Mais là c'est différent, c'est un match officiel important. On est content de se retrouver même si on aurait préféré que la rencontre tombe un week-end pour que notre famille et nos proches puissent faire le déplacement. Ce n’est pas grave, on a tout de même hâte d’y être", confie Romain.

Si ce duel de la 12ème journée est symbolique pour les deux frères, l'enjeu est surtout important pour leur équipe respective. A égalité au classement (15 points chacune), Rodez (7ème) et Bayonne (8ème) effectuent un bon début de saison même si la dynamique depuis un mois diffère chez les deux adversaires. "Après une bonne entame où l’on avait enchaîné des performances satisfaisantes et des victoires, on marque un peu le pas depuis un certain temps. Plusieurs blessures de joueurs importants nous handicapent et on manque aussi de réalisme en ce moment. On reste sur un bilan de trois défaites en quatre matches. L’ambiance reste très bonne mais on doit rapidement redresser la tête", explique le joueur de l'équipe basque.

La tendance est toute autre dans les rangs de la formation aveyronnaise qui vient de battre vendredi sur sa pelouse l'ex-leader lavallois (2-0). Intraitables à domicile avec quatre succès et un nul en cinq matches, les joueurs de Franck Rizzetto se présenteront au coup d'envoi en confiance et avec l’envie de ne pas rentrer bredouille de ce déplacement. "On a plus de mal à l’extérieur avec seulement deux points pris en six matches mais depuis quelques semaines notre confiance est en hausse. On a trouvé un système de jeu qui nous convient bien. On espère que cela va continuer de nous sourire ce soir", avoue le défenseur du RAF.

Une chose est sûre, ces compétiteurs dans l'âme vont tout faire pour "remporter les trois points et marquer un but". Depuis quelques jours, les échanges pour prendre la température sont d'ailleurs nombreux entre les deux frères. "On est très proches, on s’appelle tous les jours et la fréquence a augmenté à l'approche du match. Naturellement, on se "chambre" un peu mais on espère surtout que cela va bien se passer pour tous les deux. On sera certainement parfois dans la même zone. On ne va pas se faire de cadeau. On ne s'est fixé qu'une seule règle : c'est petits-ponts interdits..." conclut en rigolant Jérémy.

Aurélien Durand (FFF)

  

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