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Aviron Bayonnais Football Club

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 11:59

L'exploit de l'Aviron


Sans bling-bling, ni strass et paillettes, ni déplacement en jet privé, les hommes d’Alain Pochat ont réalisé un authentique exploit. Et quel exploit ! Celui de se qualifier pour les 1/32èmes de finale de la Coupe de France en s’imposant sur le terrain de l’équipe professionnelle du Nîmes Olympique sur le score de 1 à 0.

Mais il en aura fallu du courage, de la solidarité et de la générosité pour franchir ce fameux palier du 8ème tour, incontestablement le plus difficile, tant de nombreuses équipes s’y sont cassées les dents.

Il est des matchs qui font date dans la carrière d’un joueur, des soirées de football qui marquent les esprits. Celui-là en fait partie.

 

De ce 8ème tour de Coupe de France, on retiendra que le tirage avait été peu clément au départ avec les Bayonnais. En effet, Dame Coupe avait donné rendez-vous aux Basques au Stade des Costières de Nîmes, à 600 kilomètres de leurs bases, un samedi 13 décembre, dans un froid glacial et pratiquement dans l’anonymat général. Une épreuve difficile à surmonter. Mais la magie de la Coupe de France a une nouvelle fois opéré et les Bayonnais en sont sortis vainqueurs, encore une fois serait-on tenté de dire.

De ce 8ème tour , on retiendra surtout ce penalty transformé à la 3ème minute par Sylvain Heckly suite à une action de jeu où Romain Choplin intercepte une passe en retrait trop courte du défenseur nîmois vers son gardien, lequel fauche dans la surface l’excellent milieu bayonnais. Voilà l’unique but de la rencontre qui envoie les Ciel et Blanc en 1/32ème de finale de la Coupe de France.

 

Ensuite, ce fut quasiment de l’attaque-défense pendant toute la 1ère mi-temps. Supérieurs techniquement et physiquement, les Nîmois monopolisent le ballon. Les renversements de jeu sont fréquents, les appels de balle incessants et les mouvements continus des attaquants gardois donnent le tournis à la défense bayonnaise qui pare au plus pressé.

Et lorsque les Ciel et Blanc récupèrent le ballon, ils éprouvent les pires difficultés à le conserver et à relancer proprement. Conséquence de quoi, les vagues nîmoises reviennent très rapidement devant les buts bayonnais. Les incursions gardoises se multiplient, les corners et coups francs aux abords de la surface aussi. Le danger plane constamment, notamment sur tous les coups de pied arrêtés qui sont remarquablement tirés par les crocodiles.


Mais les Bayonnais font preuve d’une solidarité et d’une générosité exemplaire. Du défenseur à l’attaquant, en passant par les milieux, personne ne ménage ses efforts pour tenter de freiner et de repousser les assauts des crocodiles. Sans oublier l’homme du match, le gardien bayonnais J.C Bouet, en état de grâce et qui effectua des arrêts réflexes exceptionnels tout au long de la rencontre.

Sur leur 2ème occasion de la 1ère période, les bayonnais auraient même pu aggraver le score à la dernière seconde de la 1ère mi-temps si la frappe du gauche de Rémi Amieux ne s’était pas littéralement fracassée sur le poteau.

 

La 2ème mi-temps allait ressembler sensiblement à la 1ère. Les Nîmois continuaient de presser mais se heurtaient au rempart infranchissable basque. A cela s’ajoutait également la maladresse et l’imprécision de leurs attaquants. Les corners et coups francs nîmois firent toujours passer de grosses sueurs froides à l’arrière garde bayonnaise en difficulté dans les duels. La possession de balle est toujours nettement à l’avantage des crocodiles mais leur domination est stérile. Mieux même, leur jeu devient moins bien organisé, moins fluide sans parler du manque de réalisme offensif. Les minutes défilent mais le score est toujours inchangé depuis la 3ème minute. Les bayonnais ont bien eu quelques belles situations de contre à négocier en 2ème mi-temps mais ils n’ont pas réussi à aller au bout de leurs actions, de crainte peut-être de se faire surprendre dans la foulée. Plus question de prendre le moindre risque. Tous les joueurs bayonnais s’emploient à conserver ce maigre avantage.

 

Alors que l’on se dirige vers la fin du match, le public nîmois résigné, commence à quitter l’enceinte du stade. Pourtant, jusqu’à la dernière seconde, et ce dernier coup franc aux abords de la surface basque, les crocodiles nîmois feront trembler le 11 bayonnais. Mais après 90 minutes héroïques, M. Bien, l’arbitre de la rencontre, délivre les Bayonnais qui viennent de créer la sensation face à l’équipe type, rappelons-le, du Nîmes Olympique. Telle est la noblesse et la dramaturgie de cette compétition unique en son genre. A voir la réaction de l’équipe bayonnaise au coup de sifflet final, là pourrait être la définition du bonheur, un bonheur simple.


En difficulté en championnat, le Nîmes Olympique qui ne pouvait se permettre une énième humiliation à domicile, s’enfonce un peu plus dans la crise, et les larmes des crocodiles coulent à flots.
L'entraîneur a d'ailleurs été démis de ses fonctions depuis. La défaite de trop.

Côté bayonnais, c’est Noël avant l’heure. Une juste récompense pour tous les efforts et sacrifices accomplis par les Ciel et Blanc après une intersaison mouvementée. On y verra là aussi comme un signe du destin ...

Il ne reste plus qu’à attendre le verdict du tirage au sort des 1/32ème de finale qui se disputeront le week-end du 3/4 janvier 2009. L’Aviron Bayonnais est désormais le dernier représentant aquitain en compagnie des Girondins de Bordeaux.

Source photos 1-3-5: Fabien Jaquet

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