Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Aviron Bayonnais Football Club

FIN DU SITE ...

Rechercher

Archives

13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 13:32

Ils veulent la Coupe

C'est ce soir à Valence, à partir de 22 heures (match en direct sur TVE1), que l'Athletic Bilbao de Fernando Amorebieta retrouve le Barça de Samuel Eto'o pour la finale de la Coupe du Roi. Un événement pour le club, soutenu par toute une ville : 20 000 supporters effectuent le déplacement tandis que la capitale biscayenne est depuis dix jours parée de rouge et de blanc, et que plus de 50 000 personnes sont attendues ce soir pour la retransmission du match sur écran géant.


Ce soir donc, l'Athletic Club Bilbao et le FC Barcelone se rencontrent en finale de la Coupe du Roi, 25 ans après s'être affrontés au même stade de la compétition. En 1984, Bilbao avait levé la Coupe, mais depuis les Bizkaitar ont dégringolé dans la hiérarchie du football professionnel pendant que les Catalans devenaient l'une des meilleures équipes du monde. Malgré une politique volontairement restrictive, l'Athletic est encore là ...
A chaque début de saison, la question est récurrente. L'Athletic Club et sa politique de ne faire jouer que des joueurs nés au Pays Basque ou ayant grandi au Pays Basque a-t-il la possibilité de survivre dans cette Liga des étoiles ? Nous sommes le 13 mai 2009 et en participant ce soir la 24ème finale de la Coupe du Roi, ou Coupe d'Espagne, face au grand FC Barcelone, les Bilbotar prouvent une fois de plus qu'ils ont bien leur place parmi les plus grands. Même 25 ans après leurs derniers titres, un doublé historique Coupe/Championnat.
Lorsque l'Athletic Club remporte en 1984 sa finale de Coupe du Roi 1-0 face au FC Barcelone, le club possède dans ces rangs seulement des joueurs basques. En face, à part Maradona et Schuster, le FC Barcelone aligne uniquement des Catalans. Le Barça a depuis changé de politique quand Bilbao a gardé le cap. De deux clubs aux potentiels financiers énormes et aux talents multiples en début des années 80, l'un est resté au plus haut niveau, l'autre est descendu irrémédiablement dans la hiérarchie d'un sport devenu hyper professionnel. Fernando Llorente, l'attaquant vedette de l'Athletic analyse la période, lui qui n'était pas né le soir où Endika, celui qui portait le numéro neuf alors donna la Coupe aux Bizkaitar : «cela explique en grande partie pourquoi l'Athletic a passé 25 ans sans gagner un titre. C'est comme ça. Tous les clubs se sont renforcés avec des étrangers et nous, nous continuons comme avant. Une victoire de l'Athletic serait quelque chose de bien pour le football. On enverrait un message au monde entier. Celui d'une équipe avec des joueurs locaux qui bat les meilleurs en finale, une équipe faite de stars internationales.»
Llorente n'a pas tort, sauf que Barcelone malgré son statut de «meilleure équipe actuelle du monde» fait aussi figure d'exception dans ce football pro. Avec Puyol, Iniesta, Xavi, Piqué, Valdes, Busquets, Sánchez, Pedro, l'entraîneur Pep Gardiola, à qui on peut ajouter Messi et Bojan formé chez les blaugrana, l'équipe du Barça est à l'aube d'un triplé historique Coupe-Championnat-Ligue des Champions avec une forte ossature de la cantera.
L'ami catalan, adversaire d'un soir, donne peut-être à l'Athletic une idée de ce que pourrait être son avenir avec une ouverture partielle vers des joueurs non basques. Impossible, pas si sûr. Jamais on aurait cru les dirigeants bilbotar capables de vendre le maillot à un sponsor après plus de 100 ans de virginité. Pourtant c'est bien ce qu'il s'est passé à l'intersaison lorsque Petronor s'est mis en travers des rayures verticales rouges et blanches. Voilà bien le signe que les temps peuvent changer.
La question est ensuite de savoir ce que veut Bilbao. Permettre à un club du Pays Basque de profiter du grand écran médiatique via des résultats dans un des plus grands championnats du monde et sur la scène européenne, ou bien se contenter d'un exploit tous les 25 ans ?
Une question d'actualité au moment où l'homme qui incarne la réussite des Leones cette saison, Llorente, est courtisé par les plus grands clubs d'Europe dont le Bayern de Munich. Si Bilbao perd son meilleur joueur, on se demandera de nouveau si le club parviendra à sauver sa place dans l'élite une saison de plus. Le peuple de Bilbao se mettra alors à croire en la belle incertitude du sport qui lui permet de bousculer la norme depuis une éternité. Avec le Real Madrid et le FC Barcelone, l'Athletic est la seule formation à avoir toujours fréquenté la 1re division : 78 saisons consécutives au sommet.
------------------------------------------------------------------------------------------------------
493 matches avec l'Athletic pour Joseba Etxeberria

Joseba Etxeberria (31 ans) l'ailier de Bilbo n'est pas sûr de jouer ce soir face à Barcelone, mais si par bonheur il foulait la pelouse de Valence, l'habituel capitaine des leones égalerait la performance d'un certain Agustín «Piru'» Gainza en devenant le 3e joueur le plus capé de l'Histoire de l'Athletic Club, toutes compétitions confondues, avec 493 rencontres officielles. S'il joue ce soir, Etxeberria sera seulement devancé par Txetxu Rojo (541 matches) et José Angel Iribar (614 matches).

 

Plus de 1000 euros pour un billet au marché noir

Depuis que l'Athletic s'est qualifié pour la finale c'est la course au billet chez les Basques. L'organisation a bien attribué 17 000 billets pour les supporters de Bilbo mais la demande était 5 fois supérieure. Le Stade de Valence trop petit pour un moment historique, Bilbo avait demandé que la finale soit déplacée au Bernabeu de Madrid deux fois plus grand que Mestalla. Mais Valence a été conservé, et aujourd'hui un billet de 110 euros se revend au marché noir à plus de 1 000 euros.

 

22 écrans géants installés à Bilbo

Tout Bilbo, que dire, toute la Bizkaia ne parle plus que de ça depuis deux mois. La finale de la Coupe du Roi. Les supporters qui n'auront pas la chance de posséder un billet pour le Stade vont envahir les rues de la capitale bizkaitar afin de voir la rencontre tout en supportant de loin leurs héros. Il y aura ce soir dans Bilbo, 22 écrans géants. Toute la ville a d'ores et déjà revêtu les couleurs rouge et blanc de l'Athletic et le début des festivités est prévu dès midi aujourd'hui.

 

Des milliers de supporters à Valence

Dimanche, le dernier entraînement de l'Athletic à Bilbo, avant de s'envoler pour Valence, s'est déroulé devant plus de 18 000 supporters. C'est dire la ferveur populaire qu'il y a autour de l'événement. Depuis hier c'est un flot continu d'autobus de supporters venus du Pays Basque qui débarque sur Valence. Le nouveau Lehendakari, Patxi López, sera lui aussi présent aujourd'hui dans les tribunes du stade Mestalla de Valence pour supporter l'Athletic.

 

Dos tournés à l'hymne

Esait, la plateforme en faveur des sélections basques, a appelé les supporteurs des deux camps, du Barça et de Bilbao à «se retourner» lorsque retentira l'hymne espagnol aujourd'hui au stade Mestalla de Valence. Endika Guarrotxena et Ritxi Mendiguren, deux anciens joueurs de l'Athletic de Bilbao ont lu un communiqué au nom d'Esait où ils expliquent que «la rencontre sera présidée par le représentant de l'Etat espagnol (ndrl : le roi d'Espagne Juan Carlos), nous demandons donc aux supporteurs de Barcelone et Bilbo de transformer cette finale en lieu de revendication». Esait a rappelé le droit qu'ont le Pays Basque et la Catalogne à avoir leurs propres sélections nationales.

athletic barcelona

Partager cet article

Repost0

commentaires