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Aviron Bayonnais Football Club

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 12:28

Les petits plats dans les grands

À événement exceptionnel, animations exceptionnelles. Pour la réception de l'Olympique Lyonnais, dimanche prochain à 17 h 45 (32e de finale de la Coupe de France), l'Aviron Bayonnais Football a mis les petits plats dans les grands. Le club a déployé une impressionnante batterie de manifestations qui plongeront le stade Jean Dauger dans une ambiance festive près d'une heure avant le début de la rencontre. Vers 17 heures débutera, en effet, un grand show aux couleurs locales, au cours duquel se succéderont, sur la piste, les joaldunak d'Orai Bat, le choeur Aizkoa et la chanteuse Anne Etchegoyen. Par ailleurs, les écoles de football de l'Aviron investiront également la pelouse durant cette période d'avant-match pour disputer différentes joutes. Pendant ce temps, la Baiona Banda animera la tribune de face, en compagnie de Ramdam, un groupe de percussions qui a fait sensation lors des dernières Fêtes de Bayonne. Toujours de ce côté-là du stade, la pena Lapurdum déploiera quelques minutes avant le coup d'envoi un tifo géant dont on annonce qu'il fera quasiment la longueur de la tribune.

Echanges de bons procédés. Enfin, pour marquer la grande fraternité du football et du rugby sous le même maillot bleu et blanc, Pottoka, la mascotte de l'Aviron, viendra prêter main forte au ballon rond en animant la rencontre avec les facéties qu'on lui connaît bien. On notera aussi à cet égard que le coup d'envoi du match sera donné par Richard Dourthe, joueur vedette de l'Aviron rugby. Echange de bons procédés, c'est Michel Bidegain, le capitaine des « manchots », qui aura effectué de même, samedi soir, pour le match opposant l'Aviron rugby au Stade Français. Les festivités se poursuivront dimanche soir après le match sous le chapiteau du stade, où une réception a été prévue à l'intention des partenaires du club. Un moment qui ne manquera pas de piment, puisqu'une visite des stars lyonnaises y est annoncée, avant que celles-ci ne reprennent la route du retour. La soirée bénéficiera en tout cas de la présence de la chorale Aizkoa, d'Anne Etchegoyen, ainsi que du choeur Oldarra, dirigé comme on le sait par un ex-footballeur émérite, Inaki Urtizberea. On notera enfin que la pena Txuri Urdin sera entièrement mobilisée pour cet événement et qu'elle ouvrira son local de la rue des Basques pour un apéro de mise en route à 12h30 et ouvert à tous.

                                               Sud-Ouest (jeudi 4 janvier)

Ouverture du stade à 16h00

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Les personnes ayant acheté le pack Lapurdum à 30 € (place petite tribune + écharpe) peuvent venir retirer leur écharpe collector sur présentation du ticket qui leur a été remis au siège du club samedi matin ou bien dimanche à l’entrée de la petite tribune. La peña Lapurdum tiendra une permanence ces jours-là  

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Partenaires médias

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Les bulles de la coupe

Et si ? L'amorce du conditionnel fait déjà sourire tant le contexte prête à l'impératif. « Et si? » est pourtant l'expression favorite des footballeurs bayonnais depuis l'annonce de leur adversaire en 32e de finale de Coupe de France. Le Père Noël est passé sur les bords de Nive en glissant au pied du sapin de l'Aviron le nom du prestigieux Olympique Lyonnais en guise de récompense des efforts entrepris depuis la saison dernière. Et rappelant la formidable épopée du club dans cette compétition si convoitée par les clubs amateurs. En 2003-2004, solidement ancré en CFA, l'Aviron Bayonnais s'impose, presque dans l'indifférence générale, à Niort (1-2) en 64e de Coupe de France. Voilà les Basques qualifiés pour les 32e, caressant le doux rêve d'accrocher une Ligue 1 à domicile.Déjà, le tirage au sort leur sourit avec la venue de Guingamp. La maxime « Et si.. » est déjà à l'ordre du jour. Au terme d'un scénario incroyable, l'Aviron accroche les Bretons 4-4 au terme du temps réglementaire, et s'impose aux tirs au but, 5-3. Premier exploit. En 16e, le tirage est tout aussi flatteur, avec la venue des Girondins de Bordeaux à Jean Dauger. Le grand voisin de l'Aquitaine pour une nouvelle rencontre qui fait le plein à Bayonne. Là, ce sont les intempéries qui jouent les trouble-fête des Girondins. Un terrain transformé en bourbier pose de sacrés soucis aux Bordelais qui ne parviennent pas à trouver la solution. Là, encore, scénario idéal pour les Bayonnais qui s'imposent dans la prolongation grâce à un coup franc de Bernaleau.

Final au Parc. Le Petit Poucet n'en finit plus de surprendre, en même temps qu'il attire la curiosité et l'affection du public et des médias. Voilà donc les huitièmes de finale. A qui le tour ? Au Paris Saint Germain pardi ! Les Parisiens devaient également jouer chez le petit. Mais Jean Dauger ne pouvait les accueillir, alors le président Manu Mérin projette de disputer la rencontre au stade Anoeta de Saint-Sébastien. Proposition refusée, alors quitte à se déplacer, les dirigeants bayonnais préfèrent récompenser leurs joueurs en disputant la rencontre au mythique Parc des Princes. Personne ne fut déçu, même si l'aventure s'est achevée au pied de la Tour Eiffel (2-0). Une épopée fantastique, suivie de la montée en National. Tout allait alors pour le mieux dans le football de l'Aviron Bayonnais. Les dirigeants, très sollicités, ont reçu beaucoup de promesses de la part de partenaires, mais sitôt le souffle retombé, elles n'ont pas toutes été suivies d'effets. Loin s'en faut. Bayonne a ainsi souffert dans l'antichambre du football professionnel. Si la première saison s'est passée sans trop d'encombres, la seconde en revanche fut un calvaire. Sur le plan sportif, sur le plan budgétaire, sur le plan humain. L'Aviron avait replongé dans l'ombre.

La gifle. Une sacrée gifle qui a failli contraindre un Manu Mérin épuisé, à démissionner. Le chef d'entreprise en a vu d'autres, mais il reconnaît encore aujourd'hui que cet épisode, beaucoup moins glorieux que les précédents, a laissé des traces (lire par ailleurs). Il était question de survie, et le patron s'est retroussé les manches. Créant de nouvelles fondations sur des bases saines, avec un budget d'une dimension plus raisonnable (réduit de moitié). « En CFA, on est à notre place », dit souvent le président Mérin. Et comme le destin a décidé de continuer de sourire au football bayonnais, il offre le plus cadeau qui soit en ce week-end des Rois Mages. Après deux éliminations prématurées, l'Aviron se qualifie pour les 32e et reçoit Lyon. Place au rêve. Et si ? Parce que la Coupe de France permet à n'importe quel club amateur d'avoir une chance, même infime, de faire chuter un « gros » sur une erreur de défense en fin de match ou sur un coup de pied arrêté mal négocié par le gardien. En rugby, Saint-Palais (ou ses pairs) ne pourra jamais battre le Biarritz Olympique. Tout simplement, parce que cette discipline ne laisse pas de place à l'irréparable boulette ou à l'audace du débutant. En football, le plus sûr des pronostics peut être bouleversé par un scénario aussi improbable qu'inattendu. Rappelons que l'an dernier, ces mêmes Lyonnais avaient été éliminés par les amateurs de Clermont dans la prolongation.

En bleu de chauffe. Depuis mardi, et même un peu avant, les joueurs et entraîneurs de Bayonne se sont préparés en ce sens. En mettant tous les atouts de leur côté pour l'emporter. Alain Pochat et Cédric Pardeilhan, qui étaient déjà de l'aventure au côté de Christian Sarramagna il y a trois ans, ont pris la succession de ce dernier et démontrent, fidèles au discours de l'ancien Vert, qu'avec moins d'expérience du haut-niveau, on peut aussi faire des prouesses. A Bayonne, depuis fin décembre, on ne parle que de récompense. Alors, si le Père Noël est déjà effectivement passé, l'heure est aujourd'hui à la formulation des voeux pour la nouvelle année. Et si l'Aviron Bayonnais créait la surprise du week-end ? Les bulles de champagne n'en seraient que plus pétillantes dans la Coupe pour ce réveillon décalé d'une semaine.

Sud-Ouest (jeudi 4 janvier)

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