Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Aviron Bayonnais Football Club

FIN DU SITE ...

Rechercher

Archives

1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 08:00

Les Basques ne brillent plus

Osasuna de Pampelune, l'Athletic Bilbao, et la Real Sociedad de Saint-Sébastien représentent le Pays Basque en Liga. Mais les deux derniers cités sont en difficultés.

Alors que l'Osasuna de Pampelune, installée en milieu de tableau de la Liga, (9e), vient d'arracher le nul (0-0) en huitième de finale aller de la Coupe UEFA face aux Girondins de Bordeaux, ses deux collègues du Pays Basque, l'Athletic Bilbao et la Real Sociedad, qui ont connu, eux aussi, leur heure de gloire européenne il y a peu, connaissent de sérieuses difficultés en championnat. Après 22 journées, les Biscayens de San Mamès (17e) et les « Txuri Urdin » de Saint-Sébastien (19e) pointent en queue de peloton. Et les pensionnaires d'Anoeta sont aujourd'hui menacés de relégation.

Promiscuité géographique ? Hausse de niveau du championnat ? Course folle à l'armement et aux moyens que ne peuvent suivre les Basques ? Tentative d'explications avec Peio Sarratia, conseiller technique des Pyrénées-Atlantiques auprès de la DTN de foot et qui suit de près le championnat espagnol.

1) Osasuna redore son blason avec l'UEFA

Les Navarrais de Pampelune ont réalisé une très belle saison l'an dernier. Prenant le temps de quelques journées le fauteuil de leader de la Liga devant les prestigieux Barça et Real Madrid. Osasuna a terminé la saison à la quatrième place. Gagnant son ticket pour participer à la Ligue des Champions. Eliminé au premier tour, Pampelune va tenter de battre les Girondins de Bordeaux la semaine prochaine à domicile pour continuer l'aventure en UEFA, et poursuivre son chemin en Liga, en quête d'un nouveau billet européen. « C'est le club pour lequel on était peut-être le plus inquiet en début de saison, explique Peio Sarratia. On a craint cette transition après le départ d'Aguirre (remplacé par Jose Miguel Ziganda). Au départ, les résultats étaient mitigés avec notamment cette élimination contre Dortmund, mais petit à petit, Osasuna a enchaîné de meilleures prestations. Elle a éliminé l'Atletico Madrid en Coupe du Roi, et peut encore postuler pour l'UEFA. Il y a de quoi être optimiste pour ce club qui dispose du plus petit budget de la Liga et d'un stade de seulement 19 000 places. »

2) L'Athletic Bilbao cherche son second souffle

Les Biscayens sont de moins en moins fringants. Ce club faisait partie des grands il y a peu, notamment sous la conduite de Luis Fernandez. Depuis, il connaît des difficultés. Il a disparu de l'échiquier continental, et peine aujourd'hui sur le plan national. Il flirte avec la zone des relégables, même s'il devrait s'en sortir cette année encore. « La saison de l'Athletic a très mal commencé, rappelle Peio Sarratia. Avec le limogeage de Javier Clemente au bout d'une semaine. Le club a également changé de président, c'est aujourd'hui une femme qui est à la tête de l'Athletic. Un nouvel entraîneur est arrivé, avec qui ça ne s'est pas bien passé. Jusqu'à ce que Bilbao fasse appel à Mané qui avait notamment fait des miracles avec l'Alaves. Aujourd'hui, Bilbao n'est pas en situation favorable, mais se trouve en phase de redressement. Il faut maintenant qu'elle gagne sur sa pelouse de San Mamès. C'est l'arrivée de Luis (Fernandez) au Betis qui a fait mal à l'Athletic (victoire du Betis à San Mamès). Mais Bilbao reste un club mythique qui ne peut pas descendre en deuxième division. Il existe un projet très avancé de rénovation du stade. »

3) La Real Sociedad au bord du gouffre

En 2003, la Real Sociedad termine deuxième du championnat, juste derrière le Real, elle se qualifie pour la Ligue des Champions et manque de peu la qualification. Depuis, pour le club du Guipuzcoa, c'est la descente aux enfers. La saison dernière, elle s'est maintenue de justesse, finissant le championnat avec un point d'avance sur le premier relégable. Aujourd'hui, après une nouvelle défaite à Anoeta samedi face au Real Madrid (1-2), elle est avant-dernière, s'éloignant de plus en plus du maintien. « On pensait qu'avec l'arrivée de Bakero et d'un effectif plus riche en quantité, la Real allait s'en sortir, commente Peio Sarratia. Mais les résultats ont été catastrophiques en début de saison. Les dirigeants ont dû réagir en recrutant un nouvel entraîneur (Miguel Angel Lotina) et en renforçant le recrutement, notamment avec l'arrivée de Savio. Ils en sont là. Aujourd'hui, plus aucun faux-pas n'est autorisé à la Real si elle veut s'en sortir. Il reste un espoir, il faut qu'elle gagne un match sur deux jusqu'à la fin de saison pour se maintenir. La Real Sociedad souffre de moyens limités. Elle privilégie une politique de travail à la base, c'est très bien, mais c'est compliqué de s'en sortir ainsi face à des clubs qui ne s'occupent que de leur équipe première. Elle est affaiblie depuis le départ de Raynald Denoueix comme entraîneur, puis d'Alonso, Karpin, Nihat et De Pedro comme joueurs. La Real n'a plus rien à voir avec celle qui a affronté Lyon il y a quatre ans. Le maintien va probablement se jouer lors de la dernière journée. Est-ce que le public d'Anoeta peut jouer le 12e homme comme à Pampelune par exemple ? Avec la piste d'athlétisme, je pense que le public est trop loin pour soutenir son équipe. Avec la Real, on va souffrir jusqu'au bout. »

Sud-Ouest (vendredi 16 février)

Classement LIGA

Partager cet article

Repost0

commentaires