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Aviron Bayonnais Football Club

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 12:56

Un derby, deux avis

Le derby retour entre les Genêts et l'Aviron s'annonce palpitant à suivre demain au stade Saint-Jean. Le point sur la situation des deux clubs avec les deux présidents.
Le derby aller avait fait le plein mi-novembre au stade Didier Deschamps. Quels que soient le niveau et la discipline, l'opposition entre deux clubs voisins passionnent toujours autant les amoureux de sport, sur le terrain et autour de la main courante. Et l'enjeu de ce match retour demain à Anglet n'est qu'une question de suprématie locale. Sur le plan sportif, les deux formations ne peuvent plus monter en National et ne sont pas inquiétés par la relégation. De quoi laisser les présidents Jean-Paul Gourgues (Genêts d'Anglet) et Manu Mérin (Aviron Bayonnais) prendre du recul et préparer sereinement l'avenir. Avec respectivement un budget de 740 000 euros pour l'Aviron et 620 000 euros pour les Genêts, la montée en National n'est pas la priorité des deux clubs. La fusion non plus. Jean-Paul Gourgues n'en voit pas l'intérêt, alors que Manu Mérin y serait favorable à moyen terme. Echanges de points de vue.


« Sud Ouest ». Quel regard portez-vous sur le parcours de votre équipe cette saison ?

Jean-Paul Gourgues. Je suis tout à fait satisfait du parcours de l'équipe. L'objectif affiché était de terminer dans les dix premiers du groupe. Même si on aurait pu espérer faire mieux à un moment donné, il faut savoir rester raisonnable. Il n'y a rien à reprocher aux joueurs et à l'encadrement. Au fur et à mesure, le championnat se décante, et l'on se rend compte que les plus gros budgets sont devant. La hiérarchie du classement respecte celle des budgets. On est voué à se positionner entre la 5e et la 10e place.

Manuel Mérin. Pour nous, il s'agit d'une année de reconstruction après les déboires de l'an dernier. On est satisfait de ce qui se passe, on savait qu'il y avait une ou deux équipes qui ont des moyens supérieurs comme Rodez ou Moulins avec des contrats fédéraux. En plus, on réalise un beau parcours en Coupe de France. Pour la montée, il ne faut pas se faire d'illusion, ce n'est pas l'objectif de la saison. L'équipe est très jeune, maintenant, il s'agit de bien finir la saison, de ne pas dilapider ce que l'on a fait jusqu'à présent.


Estimez-vous que deux clubs de football si proches géographiquement puissent continuer de cohabiter en CFA ?

J.-P. G. J'en suis convaincu. L'analyse des Genêts, c'est de se demander s'il y a de la place pour le football de haut niveau au Pays Basque ? Il suffit de regarder l'actualité de ce week-end. On a un derby très intéressant en football entre Anglet et Bayonne, et tous les projecteurs sont tournés vers le BO et l'Aviron rugby. Le foot est en retrait. Alors je crois qu'il vaut mieux avoir deux bonnes équipes en CFA. Cela entraîne une saine émulation des clubs. Quant au rapprochement entre les deux clubs, les esprits ne sont pas mûrs. Il faut être réaliste, gardons ce derby.

M. M. Je me bats pour le football au Pays Basque. Mais quand on voit l'engouement populaire, on sait que c'est difficile pour nous. Mais je reste persuadé, c'est ce que j'ai toujours exprimé, que l'idéal, c'est qu'il y ait un jour, une équipe représentative du football au Pays Basque. C'est mon intime conviction. On passe derrière le rugby, alors il faut regrouper nos forces, sans vouloir forcer personne. Il faut que les choses se fassent naturellement.

 
Comment voyez-vous l'avenir de votre club ? Envisagez-vous la montée en National ?

J.-P. G. Pour monter, il faudrait être capable de monter un budget de un million d'euros. Alors aujourd'hui, pour les Genêts, la réponse est plutôt non. Cela dit, on disait la même chose il y a trois ans quand on était en DH, et on y est arrivé. Alors ? On attend de voir comment la Fédération va se positionner pour la suite. Le CFA pourrait être transformé et les places seront très chères. Pour l'instant, la réalité économique nous obligé à être prudent. Il faut être à la fois ambitieux et réaliste. A moyen terme, il faudra voir comment évolue l'économie locale et comment se positionne les élus, quelles sont leurs ambitions.

M. M. Je le répète, c'est pour nous une année de reconstruction. Depuis un mois, on commence à préparer la saison prochaine avec les entraîneurs. On intègre les jeunes. Il convient d'abord de bien terminer cette saison, et ne pas oublier les erreurs du passé. Après, pourquoi pas postuler l'année prochaine au National.

Sud-Ouest (samedi 14 avril)

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