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Aviron Bayonnais Football Club

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:16

Fournier met la pression

L’entraîneur strasbourgeois attend de ses hommes qu’ils se montrent à la hauteur pour le dernier match 2010 mercredi (19h) à Bayonne. Faute de quoi, il pourrait avancer la reprise de l’entraînement au 30 décembre, au lieu du 3 janvier.

Il aurait aimé que comme la marée vers le Mont Saint-Michel, ses hommes avancent à la vitesse d’un cheval au galop. Mais même s’ils sont invaincus depuis huit matches, les Strasbourgeois se meuvent au rythme d’une tortue en cette fin 2010. Recordmen des nuls en National (11), Milovan Sikimic et ses coéquipiers viennent de partager les points sur leurs trois dernières rencontres.

Du coup, leur retard sur le podium s’est de nouveau creusé. Il est de 9 points ce matin, même si le RCS compte un match en retard (le 12 janvier à Rodez). Trois voyages d’affilée (Bayonne mercredi, Rodez le 12 et Cannes le 15) l’attendent. Ils seront riches d’enseignements sur sa capacité ou non à revenir dans la course à l’accession.

Avant-hier contre Rouen (1-1), les Bleus ont fini en supériorité numérique, comme contre Amiens trois semaines plus tard. Mais comme face aux Picards, ils se sont révélés incapables de signer leur 6 e succès en 18 rencontres. Leur train actuel n’a d’enfer que l’idée de rester en National en 2011-2012. Même s’il assure « y croire encore », Laurent Fournier en est bien conscient. Hier matin au décrassage, il s’est donc de nouveau mué en père fouettard, comme il le fait parfois quand il sent un relâchement. « J’ai menacé les mecs de reprendre l’entraînement le jeudi 30 décembre, au lieu du lundi 3 janvier, si ce mercredi à Bayonne, ils ne me montrent pas ce que j’attends d’eux en termes d’état d’esprit. Ils doivent se prendre en charge, progresser, se comporter comme de vrais pros. Si encore nous étions mauvais… Mais la plupart du temps, on gâche les résultats pour deux secondes d’inattention. C’est à se demander si certains ont la carrure pour jouer en pros. Je le leur ai dit. »

Duhamel, Yenga ou… un autre

Pour autant, l’entraîneur strasbourgeois, persuadé que le mercato hivernal peut provoquer « le déclic » qu’il appelle de ses vœux, ne baisse pas les bras. « Avec l’arrivée de Stéphane Noro, la montée en puissance de Farez Brahmia, les retours de blessures de Billy Ketkeophomphone et Brian Amofa, la fin de suspension de Marcio, la qualification de Yohan Betsch et l’arrivée d’un nouvel attaquant, je suis sûr que ce déclic peut se produire. Samedi, Rouen n’a pas eu une seule vraie occase, mais nous sommes en train de tout gâcher par légèreté. Pour moi, le plus apporté par Noro et l’attaquant est la solution. Aujourd’hui, il nous manque un buteur en complément d’Ali, ce tueur qui mettrait au fond les occasions que nous gaspillons. »

Pour entretenir l’espoir, le technicien strasbourgeois se base sur son expérience du National. « L’an dernier, avec Créteil, nous comptions 37 points après 19 journées et nous ne sommes pas montés. Aujourd’hui, Amiens et Cannes n’en possèdent « que » 35 après 19 matches. Tout reste possible. »

A condition, selon lui, qu’après Noro, le « serial buteur-killer » qu’il recherche soit présent dès le début janvier. On savait le Troyen Mathieu Duhamel (sous contrat jusqu’en 2013), que Fournier a dirigé à Créteil l’an passé, dans le viseur. Le Tourangeau Yannick Yenga, lié au TFC jusqu’en juin, l’est lui aussi. Auteur de 11 buts en National avec le PFC en 2008-2009 (Ndlr : les frères Ginestet l’avaient sollicité à l’époque), l’attaquant congolais a joué 22 matches de L 2 en 2009-2010 (2 buts) et seulement 5 (0 but) en 2010-2011. « Comme Duhamel, je l’ai eu au téléphone », reconnaît l’entraîneur du RCS, « mais comme avec Mathieu, nous n’en sommes qu’aux prémices. Nous n’avons pas encore abordé les questions salariales. De toute façon, Duhamel, Yenga ou un autre, je veux un attaquant pour la reprise. »

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Tchato : « ça fait mal »

Le latéral gauche camerounais du RCS reconnaît volontiers que le nul concédé avant-hier à la Meinau contre Rouen (1-1) a atteint les Bleus au moral.

 

Bill, combiné aux victoires d’Amiens et Cannes, votre nul à domicile contre Rouen vous éloigne encore du podium…

Oui, ceux qui sont devant gagnent quand nous nous contentons de nuls. Nous devons impérativement faire le plein à domicile pour rester dans le coup. Mais ça fait deux matches que nous n’y parvenons pas. Même à 11 contre 10 contre Amiens et Rouen, nous ne sommes pas capables de tuer la rencontre. En plus, face aux Rouennais, nous avons commis trois erreurs en une minute qui ont amené le but égalisateur sur leur seule occasion : un duel perdu, un corner concédé et une faute de marquage. Le contenu n’était pas si mauvais, mais ce nul fait très mal. Dans les vestiaires après la partie, nous avions tous la tête basse.

Cela vous place-t-il dans l’obligation de gagner à Bayonne mercredi ?

Absolument. D’autant que nous allons devoir enchaîner trois déplacements. Notre série de nuls (Ndlr : à Orléans, contre Amiens, puis Rouen) nous met la pression. Aujourd’hui, on voit bien que les nuls ne suffisent pas, surtout à domicile. Le coach nous a dit ce matin (hier) que même avec neuf points de retard, rien n’était fini. À Bayonne, nous serons obligés de rattraper les deux points perdus contre Rouen. Il faut vraiment gagner là-bas. Le déplacement à Cannes sera un tournant.

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Le RC Strasbourg à 16 à Bayonne

Laurent Fournier doit composer avec un effectif limité pour le dernier match de l'année.
Ahoueya victime d'une gastro-entérite et ''out'' pour Bayonne, le staff technique a orchestré une séance avec un groupe clairsemé, hier, sous la halle couverte, d'autant que Damour (adducteur) et Mathlouthi (béquille) ont été ménagés, même s'ils sont partants pour le rendez-vous du Pays basque. Le même groupe que samedi, moins le Guinéen, plus Jérémy Faug-Porret, doit prendre l'avion cet après-midi. « A priori, ça va se jouer, anticipe Laurent Fournier. La question porte sur le moyen d'y aller. » Les intempéries ont grandement perturbé le trafic aérien dans la capitale par où transite le Racing aujourd'hui.

Du monde sur Yenga

Pour aborder la deuxième moitié de saison avec la même ambition de remonter, le Racing négocie la venue d'un attaquant. Yannick Yenga constituait la priorité de Laurent Fournier, mais les fuites intervenues ont mis la puce à l'oreille à deux concurrents dans le championnat National, Cannes et Amiens. « Il n'est pas sûr que nous ayons les moyens de lutter financièrement », indique l'entraîneur. L'attaquant de 27 ans, Chafik Najih, est apparu dans les pistes à l'étude. Auteur de deux matches en L 1, sous le maillot d'Arles-Avignon, le Marocain n'a néanmoins pas le profil du buteur recherché.

 

Le groupe strasbourgeois: Gurtner, Kehi - Pichot, Outrebon, Sikimic, Tchato, Donzelot - Faug-Porret, Rivieyran, Peuget, Damour, Genghini, Brahmia - Ledy, Mathlouthi, Hadji.

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Published by Aviron Bayonnais - dans Seniors National
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