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Aviron Bayonnais Football Club

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 18:31

"Ce n'était pas un putsch"

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Bertrand Petit, Président de l'Aviron Bayonnais FC

A la surprise générale, Bertrand Petit a succédé il y a un mois à Michel Dufourg à la tête de l’Aviron Bayonnais FC. Rencontre avec cette homme qui depuis quatre ans faisait partie du club bayonnais. S’il s’avoue “inquiet concernant le maintien”, le nouveau président n’hésite pas à se projeter et dévoile ce qu’il souhaite pour l’avenir de l’Aviron Bayonnais.

Pouvez-vous vous présenter à ceux qui ne vous connaissent pas?

J’ai 60 ans, je viens de la région Ile-de-France, mais je suis originaire de la région de Champagne. J’ai fait toute ma carrière professionnelle dans le transport voyageur sur la région parisienne. J’ai été footballeur amateur en petite division.

Comment êtes-vous arrivé à l’Aviron Bayonnais FC?

Je suis arrivé à Anglet il y a quatre ans. J’ai suivi les deux clubs Anglet et Bayonne. Bayonne est monté au niveau National. Par l’intermédiaire de mon ami de Nantes [Bertrand Petit est un ami d’enfance du président du FC Nantes Waldemar Kita, ndlr] j’ai pris contact avec Manu Mérin. Il m’a par la suite demandé de venir participer à la vie du club. Je suis rentré au club et je me suis très vite investi dans l’activité parce qu’il y avait beaucoup de besoins. Michel Dufourg a par la suite pris la présidence. J’ai continué à travailler auprès de lui sur les déplacements, le transport un domaine que je connais bien.

A l’issue de la dernière assemblée générale, vous êtes élu président à la surprise générale. C’était une ambition réfléchie ou cela a-t-il été fait dans l’urgence?

Dans l’urgence et la nécessité de ne pas laisser le club sans président. Ce qu’il est ressorti des élections fut très brutal avec la non-reconduction de Michel Dufourg. Ce n’était pas un putsch, au contraire. On avait préparé avec Michel à l’ouverture du club pour justement augmenter le nombre de participants. Un club de National devrait avoir 20 à 30 personnes qui pourraient être des membres actifs du club. Voire 60 à 80 dans des périodes où on a de gros besoins. Ce qui est loin d’être le cas à Bayonne.

Vous avez été élu pour deux ans, est-ce une présidence passagère?

Elle pourrait l’être, parce que je n’étais pas venu pour être président et je ne veux pas m’accrocher en tant que président. Ce n’est pas du tout mon but. Par contre, ce que je veux faire et ce que je vais essayer d’impulser, c’est un autre rythme à la vie de ce club. S’entourer rapidement de gens performants. Surtout dans la partie administrative et développement économique autour de ce club qui a d’énormes besoins. On vit avec un budget de CFA 2 et nous sommes en National. Aujourd’hui, on est dans les 60 meilleurs clubs de France. Tous les clubs qui sont au-dessus de nous sont des clubs qui ont des budget de 2e division. Quand on voit sur le plan sportif comment nous rivalisons avec eux, c’est remarquable. On a besoin de faire du lobbying auprès de la Fédération, de la Ligue, du District. C’est très important d’avoir des relations plus soutenues avec ces institutions. On a besoin d’avoir un tissu économique beaucoup plus dense qu’il n’existe actuellement. Il va falloir le développer très vite car il y a des échéances qui vont nous demander de plus en plus de moyens financiers. On va passer à 18 clubs certainement l’an prochain. Il est fort possible que dans deux ou trois ans la Ligue 2, voire la Ligue 1, passent également à 18 clubs. Cela voudrait dire encore quatre clubs qui risquent d’arriver en National. Cela va créer une pression supplémentaire avec des clubs qui ont un budget bien supérieur au nôtre. Le projet sportif est de se maintenir en National mais il faut absolument que très vite on trouve des moyens pour jouer une autre place que la 15e.

D’autant plus qu’au niveau municipal vous êtes subventionné a minima.

J’ai eu des responsabilité municipales en région parisienne et je comprends très bien le budget d’une municipalité. Une municipalité a le devoir de bien former sa jeunesse et le budget qu’on nous donne sert vraiment à former la jeunesse dans le football. Le club de l’Aviron a toujours œuvré avec la municipalité dans un cadre de formation de très haute qualité. Nous sommes en National en 17 ans, nous sommes premiers quasiment dans toutes les divisions en Régional. Sur le plan de notre action, je pense que la mairie ne peut être que reconnaissante. On a une grande qualité dans nos éducateurs. C’est du très haut niveau sportif et humain. Ça facilite les résultats sportifs du club.

L’actualité, c’est une série de mauvais résultats pour l’équipe en National. Un lien de cause à effet avec ce surprenant changement de présidence?

Je ne pense pas car les mauvais résultats sont arrivés dans le mois avant les élections. Par contre, on est inquiet.

Le match à Bayonne samedi face à Rouen s’annonce crucial dans l’optique du maintien.

C’est un match qui va être très difficile pour nous. En plus, on a des joueurs importants suspendus, Estrade, Penacchio, Bidegain. Rouen, c’est une victoire obligatoire car dans le cas contraire, on deviendrait trop dépendant des autres résultats. On est exempt lors de la prochaine journée pendant que nos adversaires directs auront l’occasion de prendre des points. Ensuite, on va à Strasbourg qui, s’il ne gagne pas tous ses matchs, risque de rester en National. Ce qui veut dire pour eux un dépôt de bilan et la CFA 2. Ensuite, on reçoit Cannes, une très très bonne équipe du haut de tableau, un peu comme Rouen. Ce sont deux défis qu’il faut relever sur le plan sportif. Avec deux victoires, Rouen et Cannes, on peut penser qu’on sera sauvé.

Etes-vous confiant?

Je l’étais plus il y a deux mois. Mais on n’a pas la pression dans le club car tout le monde sait qu’on a fait ce qu’on a pu avec nos moyens. Les joueurs ont vraiment donné le maximum. Certainement qu’on n’a pas eu la chance qu’on aurait pu avoir. Mais les équipes de bas de tableau sont souvent celles qui tapent sur le poteau ou sur la barre, et les gardiens adverses font des arrêts exceptionnels. C’est ce qui s’est produit sur quatre derniers matchs.

Travaillez-vous au recrutement pour la saison prochaine?

On est obligé d’attendre. D’avoir la certitude de rester en National car le budget ne sera pas le même si on descend. On a déjà des contacts, bien sûr, mais ce ne sont que des contacts. En raison du budget, on n’a pas les joueurs les plus performants même si ce sont des joueurs de grande qualité. Mais on peut aussi espérer que notre formation nous permette d’avoir trois, quatre joueurs qui passent le palier du National. On a également des valeurs humaines nous permettant d’avoir la possibilité de toucher des joueurs de qualité technique supérieure. Il y a beaucoup de jeunes qui suivent des formations footbalistiques mais qui se retrouvent très vite sur le marché en raison de la densité du nombre de joueurs. Ils sont écartés du professionnalisme. Et puis en haut, c’est qu’une étoile. Tout ce qui se passe en-dessous mériterait une formation professionnelle dans un autre cadre que le sport. Je pense que c’est vers ça que nous, club de l’Aviron, devons nous diriger. Trouver des solutions pour ces jeunes. On va œuvrer vers un “contrat social-éducatif-professionnel-partenaire”. Le maintien de notre qualité footbalistique passera par ça.

CFA ou National, Alain Pochat sera-t-il toujours l’entraîneur?

Il sera toujours là. J’en suis convaincu. Pour nous, c’est très important. C’est un garçon qui est un appui de la municipalité, qui est énormément dévoué au club. L’ensemble de la structure mise en place dans la formation depuis quelques années, c’est lui qui l’a mise en place et qui en assure le suivi. C’est lui qui maintient ce groupe dans la compétition d’une façon remarquable. Je sais qu’il a eu des contacts pour quitter le club, mais je sais aussi que c’est un amoureux de Bayonne. Tant qu’il pourra rester, c’est un point très positif pour le club.

Votre avis sur une fusion avec les Genêts d’Anglet pour maintenir le football de haut niveau au Pays Basque Nord.

Je n’ai rien contre et je vais me rapprocher d’eux prochainement.

Marc Dufrêche - Le Journal du Pays Basque (Vendredi 6 Mai)

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Published by Aviron Bayonnais - dans La vie du club
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