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Aviron Bayonnais Football Club

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 23:59

La stabilité récompensée

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L'Aviron Bayonnais FC va beaucoup mieux. Samedi les bleu et blanc ont remporté à Gueugnon (0-2) un troisième match d'affilée après les succès face à Gap (3-0) et au Paris FC (0-2). Au classement l'équipe respire (16e, 29 pts) en devançant de cinq points le premier relégable, Pacy-sur-Eure. Ces résultats donnent raison au président Michel Dufourg qui a toujours fait confiance au staff en place depuis le début de saison. «Le chemin est encore long cette saison» pour le maintien, mais le président se projette également sur le long terme en souhaitant «une évolution des structures du club» pour atteindre un objectif sportif qui est toujours le même : «Aller toujours plus haut».

La bonne série continue. On imagine que l'équipe se porte bien aujourd'hui.

L'ambiance continue à être bonne. C'est plus difficile quand on ne gagne pas que le doute s'installe. On a le fruit du travail qui a été fait. C'est une récompense d'avoir cru en dépit des événements à cette équipe. Les faits nous donnent raison sur ce qui a été mené sur la composition de l'effectif, sur la qualité de l'entraîneur. De voir que cette équipe a sa place en National, c'est ça qui est réconfortant.

Les faits vous donnent raison de ne pas avoir fait sauter un fusible pour emmener un redressement après un début de saison difficile.

Le principe du fusible qui saute, c'est la facilité. Il y a plein d'exemples qui démontrent que ce n'est pas la solution et puis ce n'est pas dans l'esprit du club.

Est-ce le manque de moyen qui vous a fait être raisonnable ?

Si on avait eu plus de moyens, ce n'est pas pour autant qu'on aurait été emmenés à considérer que c'est l'entraîneur qui est responsable de l'absence de résultat. C'est trop facile comme approche. On regarde un tout, les entraînements, les prestations. Vous pouvez faire un excellent match et au bout avoir une défaite, ça ne tient à pas grand-chose. C'est en analysant à partir de ce que l'on voit et en se posant des questions comme «Est-ce qu'il y a moyen d'aller au-delà ?», «Est-ce qu'on a quelque chose à reprocher aux méthodes d'entraînement ?». A partir du moment où la réponse est oui à la première et non à la deuxième, il n'y a aucun intérêt à faire sauter un fusible. Ce serait un effet d'annonce, une solution de facilité.

Parlons de l'avenir proche. Vous êtes bien embarqués pour gagner le maintien ?

Le chemin est encore long. On a une sérénité un peu plus importante car le fait de sortir de la zone de relégation a un effet psychologique important. Ensuite, le contenu et la série des matchs que l'on vient d'enchaîner, ça aussi c'est réconfortant. Mais je le répète, le chemin est encore long.

Dans cette course au maintien, le prochain match samedi à Bayonne face à Plabennec (15e, 30 pts) revêt une grande importance.

C'est un match très très important parce qu'ils sont à un point devant nous au classement. Il y a là encore l'aspect psychologique. D'une part, il ne faut pas mettre un terme à notre série de victoires, et d'autre part, c'est le moyen de sortir encore plus la tête de l'eau.

Vous n'êtes pas sauvés de la relégation, mais on y voit plus clair aujourd'hui et vous êtes du bon côté au bon moment.

Il y a certains résultats qui sont surprenants avec des équipes qui étaient sur des dynamiques de victoire et qui montrent aujourd'hui des faiblesses. Comme Plabennec, par exemple. Des équipes qui ont connu un début de championnat meilleur que le nôtre et qui maintenant baissent en régime.

Est-ce que vous êtes attentifs aux problèmes financiers de certains clubs comme Pacy-sur-Eure ?

Ça nous interpelle parce qu'on peut se demander comment certaines équipes peuvent poursuivre le championnat avec des difficultés de trésorerie. A supposer qu'on arrive à la fin de la saison et que ces équipes soient rétrogradées administrativement, n'y a-t-il pas une façon de fausser le championnat ? Après, l'esprit de l'Aviron Bayonnais (budget 1,3 millions), ce n'est pas de regarder ce que font les autres. On se fixe un chemin et on ne tient pas compte des difficultés des autres. On regarde et on s'intéresse, mais sportivement on ne peut pas se dire : «Comme Pacy a des problèmes, il risque d'être relégué donc il y a une place qui est prise». Non, ce serait idiot. On a suffisamment été servis l'an dernier avec l'histoire de Strasbourg. Ils sont relégués et subitement ils ne le sont plus.

Quel souhait avez-vous pour l'Aviron FC sur le long terme ?

Il y a une réforme visant à réduire le nombre de clubs dans le National pour 2013. Je pense qu'il y aura six descentes et le championnat passera à 18 clubs. Ce sont les clubs qui auront le plus de moyens qui vont se sauver et les autres seront à la bataille pour ne pas être dans le wagon des six qui sera décroché. Notre désir pour l'Aviron c'est de conforter l'équipe dans le National, ça, c'est la première étape. Deuxièmement, si par chance on arrivait à avoir une structure financière suffisante, ce serait ne pas rester trop longtemps dans le National. L'objectif sportif est toujours le même, c'est d'aller toujours plus haut. Maintenant, il faut être pragmatique et se demander si on en a les moyens en terme de joueurs, de structure, de budget ... La finalité n'est pas de rester 15 ans en National.

La structure actuelle du club n'est pas adaptée au National ?

L'évolution des résultats a fait que la structure globale du club est encore à la traîne. On n'est pas structurés comme on devrait l'être au vu du niveau dans lequel on évolue. Si on prend la place que l'on occupait la saison dernière, on était le 52e club français. A-t-on une structure et une organisation du club de ce niveau-là ? La réponse est non.

Est-il toujours aussi difficile de monter un budget ?

Oui, c'est même plus difficile encore car on subit les dégâts de la crise. Les entreprises ont mis un frein très très important à leur sponsoring. Deuxièmement, il y a une réforme importante : la décentralisation. Elle emmène les collectivités à réduire aussi leurs aides. Ils sont contraints à des choix budgétaires et il est évident que l'on peut craindre à terme un apport moindre des collectivités (l'Aviron perçoit des aides par ordre d'importance de la mairie de Bayonne, du Conseil général et une «anecdotique» du Conseil régional). Nous ne sommes pas aidés non plus par ce Championnat National. Sa médiatisation est tellement faible que les gens ne se rendent pas compte à quel niveau nous évoluons. De manière générale, en France, il y a de plus en plus de stades vides. Ce qui s'est passé à la Coupe du Monde a été désastreux en terme d'image.

Au niveau municipal, que demandez-vous ?

En dépit des contraintes que nous comprenons aisément, il convient que l'on ait un maintien de l'appui de la municipalité, et dans l'idéal, au même niveau qu'aujourd'hui.

Marc Dufrêche - Le Journal du Pays Basque (Mercredi 2 Mars)

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