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Aviron Bayonnais Football Club

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 14:58

Stéphane Noro, à droite, s’est une fois de plus révélé décisif dans le jeu, avant d’inscire le second but juste avant la fin.. (Photo DNA — Jean-Christophe Dorn)

En s’imposant face à Bayonne, le Racing a fait le travail. Mais Guingamp n’ayant rien lâché face à Rodez, il va désormais falloir attendre… et espérer une victoire rouennaise, face aux Bretons, lors de la dernière journée. Sinon, il en sera fini des rêves de montée en Ligue 2.

Pour sa dernière sortie de la saison, le Racing n’avait guère le choix. Il fallait vaincre Bayonne, coûte que coûte, tout en espérant une contre performance de Guingamp face à Rodez.

Pour le Racing, le contrat a été rempli hier soir, dans une Meinau en fête, mais il va désormais falloir attendre la dernière journée – et un éventuel faux pas guingampais – car les Bretons ont aussi fait leur part du boulot, en s’imposant au Roudourou, face à Rodez, hier soir. Décidés à entrer franchement dans la rencontre, les Strasbourgeois se créent une première occasion dès la 2ème, après un bon travail de Ledy. Mais Bayonne joue aussi sa survie et les hommes de Pochat font mieux que se défendre. Présents au pressing, accrocheurs – et même parfois un peu trop – en défense, les coéquipiers de Ribeiro cadenassent le milieu de terrain.

Peuget et Betsch ont bien du mal à dépasser le rond central et le quatuor offensif (Noro, Yenga, Ledy et Brahmia) se fait proprement découper par les Basques. Pire, les Bayonnais prennent de l’assurance, arrivent à trouver quelques espaces et le Racing n’est pas à l’abri du scénario catastrophe. Une mauvaise nouvelle venant rarement seule, du côté de la Bretagne, Guingamp a déjà fait le break et mène 2-0 face à Rodez. Mais c’est encore une fois un coup de pied arrêté qui va libérer l’équipe alsacienne, poussée par un kop qui multiplie les piques à l’encontre d’un Jafar Hilali aux abonnés absents. Noro, à la 44ème, tire un corner tendu. Ledy, après un rebond favorable, place un tir juste sous la barre et libère les siens. Du côté du Roudourou, Rodez a la bonne idée de réduire le score (2-1), ce qui met du baume au cœur aux hommes de Fournier. Dans les arrêts de jeu, Brahmia poursuit son festival, mais la finition pèche et les Strasbourgeois rentrent au vestiaire avec le plus petit des avantages.

Dans un stade bien rempli – près de 10 000 spectateurs – le Racing reprend son travail de sape dès l’entame de la deuxième mi-temps. Mais encore une fois les Bayonnais ont décidé de vendre chèrement leur peau. Pennacchio fait passer un frisson dans la défense strasbourgeoise, sur un ballon dévié par Sikimic. À force de reculer, les Alsaciens se mettent en danger… et sont mis en danger par des Bayonnais qui taclent à tout-va. Jusqu’à la faute de trop, celle commise par Duhour sur un Pichot monté à l’abordage, à la 65ème. Penalty indique M. Cotrel. Une décision qui a le don de faire monter la tension.

Alain Pochat, puis son adjoint sont exclus du banc, tandis qu’une bagarre générale se déclenche. Il faut quelques minutes pour que les esprits se calment et quand Noro peut enfin tirer, il touche la barre. Alors qu’on entre dans le dernier quart d’heure, Fournier lance Mathlouthi pour tenter de tuer le suspense. La vitesse de l’attaquant va être payante, puisqu’en toute fin de match, il déborde Romey sur sa ligne et offre le but du break à Noro sur un plateau (89ème). Rien, pas même l’expulsion de Donzelot, ni la victoire de Guingamp, ne peuvent désormais gâcher la fête. Emmenés par le speaker de la Meinau, l’équipe du Racing monte dans le quart de virage pour entonner quelques chants avec le Kop.

« Cette ambiance, c’est génial, lançait Stéphane Noro à l’issue de la rencontre. On a fait notre boulot à fond, même si on savait que Guingamp avait toutes les chances de gagner face à Rodez. Mais il reste tout de même un petit espoir. » « Cette fête, c’est exceptionnel, se réjouissait aussi un Farez Brahmia des grands jours. On a eu des moments difficiles et c’est grâce à nos supporteurs qu’on en est là. Même si on n’est pas sûr de monter, c’est un soir de fête. » Cela peut sembler paradoxal, de festoyer alors que l’avenir des Strasbourgeois sera sûrement en National. Mais on l’a dit, hier, rien ne pouvait gâcher la fête, même si les lendemains risquent d’être moins roses…

Barbara Schuster - Dernières Nouvelles d'Alsace (Samedi 21 Mai)

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