Mardi 1 décembre 2009
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14:35
"Je suis solidaire de l'entraîneur"

L'Aviron Bayonnais FC enchaîne actuellement les mauvais résultats. Le président Michel Dufourg revient sur cette délicate période et réaffirme
sa confiance envers les entraîneurs et les joueurs. Il n'y aura donc pas de changement au club si ce n'est la possibilité d'une recrue venant d'un club professionnel pour renforcer un secteur
offensif à la peine. Au sujet du maintien, le président reste optimiste «le championnat est encore long et l'Aviron a de nombreux points à grappiller.»
Une défaite en Coupe de France face à Latte, suivi d'une défaite samedi contre Rodez en championnat,
l'Aviron traverse une période délicate ?
La défaite de samedi est un peu le reflet de la période que nous traversons. Une spirale
qui nous pousse vers le bas. On gâche des occasions, comme ce penalty raté, puis on manque de concentration, on devient fébrile. Les joueurs sont parfaitement conscients de la situation. On sent
qu'ils sont concernés. Je leur dis de faire face à leurs responsabilités, d'essayer de sortir de ce contexte. Ils ont les qualités pour s'en sortir.
Si la situation persiste, faut-il s'attendre à des changements au sein de l'Aviron Bayonnais FC
?
Je le répète, ce n'est pas un problème de coach. Les seuls qui peuvent changer quelque chose sont les joueurs. Je suis donc
totalement solidaire de l'entraîneur et des joueurs. Si on doit éventuellement apporter une modification ce serait de négocier un prêt de joueur avec un club professionnel. Pour renforcer
notamment le secteur offensif. On est d'ailleurs actuellement sur une piste sérieuse.
Vous venez de le dire l'Aviron à un problème en attaque. Mais cela fait plus d'une saison que ce
problème existe. Le recrutement à l'intersaison n'a donc rien changé ?
On pensait effectivement avoir résolu cela avec le
recrutement mais pour l'instant ça tarde à venir. Un attaquant c'est un mécanisme de précision. Tant qu'il n'y a pas ce déclic, cette série de buts qui donne la confiance, c'est difficile.
Collectivement c'est la même chose, tant qu'on n'a pas cette sérénité nécessaire inconsciemment on peut douter.
Pourtant c'est bien un ancien Bayonnais qui marque ce week-end avec Rodez ?
C'est un hasard, le recrutement c'est aléatoire. Il n'entrait plus dans le schéma de jeu de l'Aviron Bayonnais. Après, je comprends la hargne d'un joueur
qui marque contre son ancien club.
Vous croyez encore le maintien possible ?
Bien évidemment que j'y crois. Il reste encore vingt matches et de nombreux points à grappiller. Dans un cycle, la roue fini par tourner. Un résultat que
vous n'attendez pas arrive et ça repart. A l'image de l'an dernier on espère redresser la barre et se sauver.
On imagine que l'Aviron Bayonnais FC dans son ensemble est malheureux de cette situation
?
Avant toute chose, le coach et les joueurs sont les plus malheureux de ne pas gagner. Autour, on est tous des bénévoles et
compte tenu de l'investissement qu'on met dans le club on préférerait être dans une configuration de victoire. Mais il faut faire avec la glorieuse incertitude du sport.
Un penalty raté et à la fin un but pour Rodez
L'Aviron Bayonnais FC recevait Rodez samedi pour un match important entre deux équipes engagées dans la course au maintien. Le tournant du match
se situe à la fin de la première période. Les Aveyronnais se retrouvent réduits à dix au bout de 45 minutes et Boutadjine ne transforme pas le penalty, repoussé par Beuve. Les Basques
n'évolueront que dix minutes en supériorité numérique et Lacroix est exclu à la 54e minute. En fin de match, la rencontre s'accélère et c'est Rodez qui en profite par Romain Choplin, qui
transforme un beau travail du brésilien Evandro (91e). Il en profitera pour chambrer son ancien coach : Alain Pochat. Trois points de plus pour Rodez et un très mauvais résultat pour Bayonne à
domicile, qui s'enfonce dans la zone de relégation, 18e à cinq points du premier non relégable, Hyères.
Le journal du Pays Basque – Mardi 1er Décembre