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Aviron Bayonnais Football Club

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 08:32

                                                     LA REPRISE

A l'occasion de la deuxième journée (la quatrième pour la DH), gros plan sur les équipes basques de la Division d'Honneur à la Promotion de Ligue. Nouvelle saison sans gros bouleversements.

Elles sont huit, auraient pu être neuf mais sont toujours huit. Les équipes du Pays Basque engagées dans le championnat de Ligue d'Aquitaine, vont désormais se consacrer à leurs joutes régionales après deux week-ends de coupe de France.


1) Division d'honneur : les ambitions de l'Aviron

Trois journées ont déjà été disputées. La réserve de l'Aviron Bayonnais coachée par Manu Bafcop est entrée parfaitement dans la compétition, en s'imposant hors de ses bases puisque la pelouse du stade Didier Deschamps a besoin d'un peu de repos en ce début de saison. La réserve s'est donc installée dans le haut du tableau. Ce qui change un peu de la saison dernière. De son côté, la JA de Biarritz, après une victoire initiale à Lormont, est tombée sous les foudres des Landais de Biscarrosse. Dax coaché par l'ex Palois Zairi aura en tant que promu les dents longues, tous les autres sont des grands habitués à la DH. Il faudra batailler jusqu'au bout, peut-être pour rien. Car cette plus haute division régionale aura connu le plus beau feuilleton de l'été (çà dépend pour qui !). Trélissac, dernier leader lors du précédent exercice est normalement monté en CFA2. Derrière, Langon en terminant second, participait aux barrages d'accession. Mais c'est en bas que tout s'est joué. Biarritz condamné lors de la dernière journée, s'est donné le droit de contester la validité du résultat d'un match contre Langon qui avait utilisé un joueur suspendu. La Ligue a eu beaucoup de mal à homologuer la requête pourtant valide du club biarrot, qui par là, sauvait sa peau en DH et condamnait du même coup la réserve du Stade Montois. Vous suivez ?

Après de multiples péripéties, la Ligue d'Aquitaine décidait de donner match gagné à Biarritz contre Langon (qui du coup, devait terminer troisième et n'aurait pas dû participer aux barrages d'accession au CFA2), mais décidait aussi de sauver le Stade Montois B pour débuter un exercice avec quinze clubs ! Mais Bergerac, le troisième larron de la dernière saison, faisant valoir ses droits à la participation aux barrages d'accession en CFA2 (à la place de Langon), a finalement été intégré directement au CFA2 sans passer par la case « barrages » puisque Langon les avait déjà disputés !

Du grand burlesque en fin de compte pour une division au sein de laquelle de nombreux clubs ont lutté en avril et mai dernier pour sauver le verdict de leur saison qui finalement aura décidé en coulisses !!


2) Les Croisés plongés dans le grand bain de la DSR

Un peu de neuf avec l'arrivée des Croisés de Bayonne. Mais si l'on revient sur le feuilleton de l'année en DH, les Genêts B de Cédric N'Guyen et Franck Belleau auraient dû accéder en DH : les deux premiers, Trélissac et Bergerac ayant composté leur ticket vers le CFA2, le Stade Montois B aurait dû descendre en DSR et laisser sa place aux réservistes angloys. Mais finalement, la Ligue en a décidé autrement. Les Genêts renforcés par l'arrivée de plusieurs transfuges de l'Aviron et ayant perdu peu de joueurs à l'intersaison, devraient jouer les premiers rôles cette année. Villenave qui a également échoué au pied du podium l'an dernier, devrait être un candidat sérieux. Attention également à la réserve du Stade Bordelais. Les deux équipes basques ont un bon coup à jouer.


3) L'Arin Luzien a-t-il les moyens de rebondir ?

Les Maritimes vont tenter de stopper sa dégringolade vers les niveaux inférieurs d'Aquitaine. Cette poule A sera néanmoins relevée avec les réserves de Trélissac et d'Arcachon, les Périgourdins ayant échoué de peu l'an dernier pour l'accession en DSR. Tarnos également aura un rôle à jouer mais il faudra de suite rentrer dans le bain. L'effectif de Ludovic Estellet n'a pas subi de profonds remaniements à l'inter saison. C'est donc sur la continuité et les automatismes de l'an dernier que les Tarnosiens vont s'appuyer cette année.


4) Une Promotion de Ligue plus que jamais ouverte

4 clubs, 4 poules différentes. Il y avait sûrement moyen de faire mieux mais la Ligue d'Aquitaine, dans sa grande bonté, en a décidé autrement ! Hendaye coaché par Serge Etchegaray et Bruno Tissière qui a également en charge les Croisés de Bayonne se retrouve dans la poule A, avec un effectif remanié. Les Croisés B désormais entraînés par Vincent Saüt et secondé par l'ancien joueur Nicolas Hirigoyen, sont dans la poule B, et espèrent bien jouer les premiers rôles. Le tandem Carlos Marcos - Fabien Genet aura en charge de faire mieux dans la poule C que l'an dernier (saison terminée à quelques encablures de la montée en PH) et enfin, pas de changement pour Cambo qui jouera dans la poule D avec l'ambition également de faire un peu mieux que la saison dernière mais il conviendra de ne pas louper son début de saison.

Sud-Ouest (Vendredi 14 septembre)

Le Pays Basque, terre de football

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 10:48

Une lente agonie

 

 

Le club de Saint-Sébastien est relégué en deuxième division depuis dimanche soir. Après quarante saisons consécutives passées en Liga.

«En enfer », titrait hier matin « El Diario Vasco », le quotidien de Saint-Sébastien. Après quarante ans consécutifs passés au plus haut niveau (Liga), la Real Sociedad descend en deuxième division.  Perdant son dernier espoir de maintien dimanche soir à Valence (match nul 3-3), il rejoint son voisin de l'Alaves, et laisse l'Athletic Bilbao (dernier non relégable) et Osasuna Pampelune représenter le Pays Basque en élite. Hier matin, autour de Zubieta, le centre d'entraînement des « Txuri-Urdin » (les bleu et blanc), les « Realistas » avaient encore la gueule de bois. Loin des paillettes du nouveau sacre du Real Madrid (le 30e de son histoire), ils tentaient de digérer l'affront. Une relégation sous forme de résignation dans la capitale du Guipuzcoa, tant le club - et ses socios - fait partie intégrante de la ville. Certains se rappelaient la glorieuse saison 2002-2003, et la douce soirée du 22 juin. Ce dimanche-là, la Real luttait pour le titre avec les « Galactiques » madrilènes. Le Real était sacré malgré le baroud d'honneur des Basques face à l'Atletico. L'entraîneur nantais Raynald Denoueix était devenu le mentor du Guipuzcoa.

L'apogée avant le déclin. C'était il y a quatre ans seulement. L'apogée avant le déclin. Cette descente n'est que le résultat d'une lente agonie. La saison suivante, toujours sous la conduite de Denoueix, la Real dispute la Ligue des champions et souffre de devoir mener de front Liga et Europe.  Elle termine essoufflée à la 15e place du championnat. Contre toute attente, le technicien nantais est remercié. La fin d'un (trop court) cycle, le début d'un tournant aussi pour le club. Au conseil d'administration, deux courants s'affrontent : le « canal historique » qui souhaite se reposer sur la politique de formation, les « rénovateurs » qui veulent impulser un souffle nouveau. Problème, la formation ne suffit plus, et la volonté de rupture est ternie par des résultats médiocres.

Plus grave, les difficultés financières viennent troubler un peu plus les débats. Le chiffre, terrible, de 30 millions d'euros de dette, est annoncé. Et ce malgré les fruits de la vente de Xabi Alonso à Liverpool (20 millions d'euros). « On est dans une situation où nous avons besoin de vendre pour recruter et il n'y a pas de secret, les joueurs qui rapportent sont toujours les meilleurs », nous confiait Luis Ansoalde le porte-parole du conseil d'administration du club en février dernier. L'équipe n'est plus compétitive, d'autant que Karpin, l'âme de ce club, prend sa retraite.

Trois entraîneurs. Quatorzième en 2005, seizième l'an dernier, le navire est en perdition. Entre-temps, la Real a consommé plusieurs entraîneurs, Gonzalo Arconada, Jose Mari Bakero, et Miguel Angel Lotina, en poste depuis le mois d'octobre. Cette saison, exceptées les deux premières journées, la Real Sociedad a toujours été dans la zone de relégation. « C'est une grande déception, déclare Lotina. Tout le monde pleurait dans le vestiaire. L'équipe a tout donné sur le terrain, mais nous avons commis des erreurs. Le club doit avoir une réflexion profonde et commencer à travailler dès à présent pour la saison prochaine. » Lotina risque de ne plus être à la tête de la formation guipuzcoane. Le conseil d'administration va se réunir pour statuer sur le sort de l'entraîneur. Pour élire un nouveau président aussi. Miguel Fuentes, ancien joueur du club, a rendu son tablier début juin. C'est une femme, Maria de la Peña, avocate, qui assure depuis l'intérim.

L'assemblée générale extraordinaire qui désignera le nouveau président se tiendra le 30 juin. D'ici là, les murs d'Anoeta vont se lamenter. Au point que les Donostiar, le maire (réélu) Odon Elorza (PSOE) en tête, se languissent déjà à l'idée de retrouver au printemps prochain les rugbymen du BO et les phases finales de Coupe d'Europe. Un peu de fraîcheur dans cette atmosphère étouffante.

Sud-Ouest (mardi 19 juin)

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 08:00

Les Basques ne brillent plus

Osasuna de Pampelune, l'Athletic Bilbao, et la Real Sociedad de Saint-Sébastien représentent le Pays Basque en Liga. Mais les deux derniers cités sont en difficultés.

Alors que l'Osasuna de Pampelune, installée en milieu de tableau de la Liga, (9e), vient d'arracher le nul (0-0) en huitième de finale aller de la Coupe UEFA face aux Girondins de Bordeaux, ses deux collègues du Pays Basque, l'Athletic Bilbao et la Real Sociedad, qui ont connu, eux aussi, leur heure de gloire européenne il y a peu, connaissent de sérieuses difficultés en championnat. Après 22 journées, les Biscayens de San Mamès (17e) et les « Txuri Urdin » de Saint-Sébastien (19e) pointent en queue de peloton. Et les pensionnaires d'Anoeta sont aujourd'hui menacés de relégation.

Promiscuité géographique ? Hausse de niveau du championnat ? Course folle à l'armement et aux moyens que ne peuvent suivre les Basques ? Tentative d'explications avec Peio Sarratia, conseiller technique des Pyrénées-Atlantiques auprès de la DTN de foot et qui suit de près le championnat espagnol.

1) Osasuna redore son blason avec l'UEFA

Les Navarrais de Pampelune ont réalisé une très belle saison l'an dernier. Prenant le temps de quelques journées le fauteuil de leader de la Liga devant les prestigieux Barça et Real Madrid. Osasuna a terminé la saison à la quatrième place. Gagnant son ticket pour participer à la Ligue des Champions. Eliminé au premier tour, Pampelune va tenter de battre les Girondins de Bordeaux la semaine prochaine à domicile pour continuer l'aventure en UEFA, et poursuivre son chemin en Liga, en quête d'un nouveau billet européen. « C'est le club pour lequel on était peut-être le plus inquiet en début de saison, explique Peio Sarratia. On a craint cette transition après le départ d'Aguirre (remplacé par Jose Miguel Ziganda). Au départ, les résultats étaient mitigés avec notamment cette élimination contre Dortmund, mais petit à petit, Osasuna a enchaîné de meilleures prestations. Elle a éliminé l'Atletico Madrid en Coupe du Roi, et peut encore postuler pour l'UEFA. Il y a de quoi être optimiste pour ce club qui dispose du plus petit budget de la Liga et d'un stade de seulement 19 000 places. »

2) L'Athletic Bilbao cherche son second souffle

Les Biscayens sont de moins en moins fringants. Ce club faisait partie des grands il y a peu, notamment sous la conduite de Luis Fernandez. Depuis, il connaît des difficultés. Il a disparu de l'échiquier continental, et peine aujourd'hui sur le plan national. Il flirte avec la zone des relégables, même s'il devrait s'en sortir cette année encore. « La saison de l'Athletic a très mal commencé, rappelle Peio Sarratia. Avec le limogeage de Javier Clemente au bout d'une semaine. Le club a également changé de président, c'est aujourd'hui une femme qui est à la tête de l'Athletic. Un nouvel entraîneur est arrivé, avec qui ça ne s'est pas bien passé. Jusqu'à ce que Bilbao fasse appel à Mané qui avait notamment fait des miracles avec l'Alaves. Aujourd'hui, Bilbao n'est pas en situation favorable, mais se trouve en phase de redressement. Il faut maintenant qu'elle gagne sur sa pelouse de San Mamès. C'est l'arrivée de Luis (Fernandez) au Betis qui a fait mal à l'Athletic (victoire du Betis à San Mamès). Mais Bilbao reste un club mythique qui ne peut pas descendre en deuxième division. Il existe un projet très avancé de rénovation du stade. »

3) La Real Sociedad au bord du gouffre

En 2003, la Real Sociedad termine deuxième du championnat, juste derrière le Real, elle se qualifie pour la Ligue des Champions et manque de peu la qualification. Depuis, pour le club du Guipuzcoa, c'est la descente aux enfers. La saison dernière, elle s'est maintenue de justesse, finissant le championnat avec un point d'avance sur le premier relégable. Aujourd'hui, après une nouvelle défaite à Anoeta samedi face au Real Madrid (1-2), elle est avant-dernière, s'éloignant de plus en plus du maintien. « On pensait qu'avec l'arrivée de Bakero et d'un effectif plus riche en quantité, la Real allait s'en sortir, commente Peio Sarratia. Mais les résultats ont été catastrophiques en début de saison. Les dirigeants ont dû réagir en recrutant un nouvel entraîneur (Miguel Angel Lotina) et en renforçant le recrutement, notamment avec l'arrivée de Savio. Ils en sont là. Aujourd'hui, plus aucun faux-pas n'est autorisé à la Real si elle veut s'en sortir. Il reste un espoir, il faut qu'elle gagne un match sur deux jusqu'à la fin de saison pour se maintenir. La Real Sociedad souffre de moyens limités. Elle privilégie une politique de travail à la base, c'est très bien, mais c'est compliqué de s'en sortir ainsi face à des clubs qui ne s'occupent que de leur équipe première. Elle est affaiblie depuis le départ de Raynald Denoueix comme entraîneur, puis d'Alonso, Karpin, Nihat et De Pedro comme joueurs. La Real n'a plus rien à voir avec celle qui a affronté Lyon il y a quatre ans. Le maintien va probablement se jouer lors de la dernière journée. Est-ce que le public d'Anoeta peut jouer le 12e homme comme à Pampelune par exemple ? Avec la piste d'athlétisme, je pense que le public est trop loin pour soutenir son équipe. Avec la Real, on va souffrir jusqu'au bout. »

Sud-Ouest (vendredi 16 février)

Classement LIGA

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