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Aviron Bayonnais Football Club

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:28

Manu Merin est « fatigué »

Dans moins d'un mois, Manu Mérin ne sera plus à la tête de l'Aviron Foot. Il évoque un manque de reconnaissance des institutions.
Manu Mérin en a gros sur la patate. Tant et si bien que le président de l'Aviron Bayonnais football a décidé de jeter l'éponge. Un départ annoncé il y a quelques jours déjà et officialisé hier au cours d'une conférence de presse au siège de l'Aviron. Il a également annoncé que Michel Dufour, présent au club et familier de ses arcanes, devrait lui succéder.

Dirigeant du Club Olympique Bayonnais, puis de l'Aviron foot, Manu Mérin évoque une « fatigue, sans doute légitime après 20 ans d'investissement ». Il parle aussi d'une raison « strictement professionnelle ». Chef d'entreprise, le futur ex-président (il reste en poste jusqu'à la fin du mois) gère une société, Forge Adour, qui emploie une centaine de personnes, en France et en Espagne. Une société qu'il compte transmettre « d'ici quatre ou cinq ans ». « Ce n'est pas une mince affaire. J'ai besoin d'avoir l'esprit libre », assure Manu Mérin. C'est aussi le coeur gros qu'il s'en va. « Le contact avec les gens de terrain va me manquer. »

Toutefois, à l'entendre, il semble que ce soit « la fatigue » évoquée plus haut, qui ait poussé le président de l'Aviron foot à « passer la main », comme il dit. Fatigué de se battre pour un club qui peine à trouver sa place dans le paysage sportif basque en général, bayonnais en particulier. « On souffre d'un manque de considération », assène Manu Mérin. Une pique à destination des « institutions », pour ne pas citer la mairie de Bayonne. Et le président d'évoquer des difficultés à joindre Jean Grenet lors de la préparation de la saison précédente, mais aussi de la baisse de la subvention municipale de 380 000 euros en 2004 à 230 000 cette saison. Et si Manu Mérin assure qu'il a « confiance en la mairie de Bayonne qui sait le travail qu'on fait », s'il admet qu'il n'a « peut-être pas expliqué les choses comme il le fallait », il estime que « l'Aviron mérite plus de considération ». « On ne nous a pas respectés », dit-il encore.

« Pas un Parc des princes »

Fort de plus de 500 licenciés, d'une équipe première qui évolue en National, la troisième division, d'une réserve en CFA2, d'équipes de jeunes toutes en championnats nationaux, l'Aviron foot demande à être « considéré comme tel ». « On ne demande pas un Parc des Pinces (stade du PSG) ou une plaine du Haillan (centre d'entraînement des Girondins), mais juste à être reconnu pour ce qu'on est. On ne fait pas l'aumône, on demande notre dû ». ²«On ne demande pas des choses extraordinaires. Ce qu'on veut, c'est un minimum », ajoute encore le président. Et ce dernier d'évoquer les conditions d'entraînements des équipes sur des terrains syntéhtiques obsolètes, sur l'obligation de partager Didier-Deschamps avec d'autres équipes...

Selon Manu Mérin, cette reconnaissance passe par « un appui des institutions ». Mais pas uniquement. Le président sortant cite en référence l'Aviron Bayonnais rugby pro qui a su développer son image au-delà de l'aspect sportif. « On essaie toujours de nous opposer, soupire Mérin. Mais s'il y a un exemple dont on doit s'inspirer, c'est bien celui-ci .»

Antoine Tinel (Sud-Ouest – Jeudi 4 Juin)

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Un budget d’1,1 million d’euros

En préambule aux explications sur son départ de l'Aviron Bayonnais football club, Manu Mérin a tenu à dresser «un bilan». Lequel a débuté par un rappel : «L'Aviron Bayonnais est le deuxième club de football en Aquitaine derrière les champions de France, les Girondins de Bordeaux». Le président a également rappelé que l'ABFC, ce sont plus de 500 licenciés, répartis en 23 équipes.
Autre donnée importante à ses yeux, et représentative du travail de formation effectué au club, chaque championnat national, des seniors aux 14 ans en passant par les 16 ans et les 19 ans, accueille une équipe de l'Aviron Bayonnais. «c'est un bilan plus que positif, insiste Manu Mérin. Et en terme de préformation, nous somems de très très loin le meilleur club des Pyrénées Atlantiques, les benjamins et les poussins étant champions».
Puis le président a évoqué le budget de l'Aviron Foot qui atteint cette saison 1,1 millions d'euros. Dont près de 500000 sont dédiés à l'équipe première. Selon Manu Mérin, le sponsoring et les partenaires apportent 400000 euros au club, la fédération française de football 300000 euros au titre de sa participation au National, 40000 euros proviennent du Conseil général qui soutient la formation et enfin, la ville de Bayonne qui verse 230000 euros.
Un bilan financier bon, selon le président. Et qui sera présenté le 16 juin prochain devant la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG). «Jamais nous n'y étions allé aussi sereinement, assure Manu Mérin. Le bilan est confortablement positif».

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